1 octobre 2007:
Jusqu'où peut aller la solitude ? Jusqu'où peut aller le silence ? Jusqu'où peut aller le dégoût ?
Je me lève le matin pour voir toujours ces mêmes choses, pour vivre (survivre) les mêmes idées, pour me baigner dans le noir constant. Je n'ai presque plus aucun espoir, et je doute sincèrement de l'ampleur de ceux qui me restent en tant qu'espoirs. Peu à peu je trouve de moins en moins d'enjeu à vouloir les réaliser. De toute façon, qu'est-ce qui se passera ensuite ? Je retournerai dans cet état... Jusqu'à trouver un autre espoir...
Je passe ma journée assis, devant un jeu vidéo, un film, à n'avoir plus envie de rien. Je n'ai même plus envie de sexe, je n'ai plus envie d'être entouré, je n'ai plus envie d'avoir envie. Je repense à mon passé, je réfléchis aux erreurs que j'ai faites, je suis hanté par la volonté de m'échapper de celles-ci, par la volonté de ne plus rien reproduire. C'est cette volonté qui me ronge, qui me donne indirectement l'envie de ne plus vivre. Je me force à manger un morceau de pain, avec deux cornichons. Je me force à boire de l'alcool pour moins penser, pour faire de ce fardeau quelque chose de plus trouble, de moins réel.
Je suis atteint du syndrome d'Asperger. Et la seule chose qui me maintient dans ma souffrance, dans cet état végétatif, est ma thanatophobie. Au fond je la déteste. Elle fait de moi un lâche.