Saison 2

27 mars 2008:

C'est parti...

J'ai décidé ...

13 novembre 2007:

... d'arrêter de vomir tous les matins. J'ai décidé d'aller mieux.

J'espère juste que je m'y tiendrai.
J +2.

Figued it out!

5 novembre 2007:

J'ai enfin découvert ce qui me pose problème. Ce mal qui me tourmente et qui fait que, quand tout va bien dans ma vie, je me sens tout de même si seul. J'ai découvert cela sept mois après m'être posé la question. J'ai de la chance, car certains ne trouvent jamais la réponse à ce genre de questions égo-existencielles.

Tu n'es pas elle. C'est aussi simple que ça. C'est affreux à dire, mais crois-moi c'est affreux rien que d'y penser. Dans le sens où cette révélation prend l'aspect d'une tâche semblant indélébile dans mon esprit. Voilà d'où vient la sensation que, qui que tu sois, tu ne me rendras jamais heureux, quoi que tu fasses.

Je dois donc arrêter de te chercher, sans vraiment aller au fond des choses (car sachant que de toute façon tu ne me rendrais pas heureux et je te rendrais malheureuse)... Je dois combattre la source de cela.

Reste juste à savoir comment... Et quand j'en aurai fini je reviendrai vers toi.

Ce n'était pas un cas isolé...

23 octobre 2007:

On devient en premier lieu exubérant. De notre bouche sortent des tas de vérités, de sentiments très proches, ainsi que certaines raisons. Puis commencent les mensonges. Jetés à travers la pièce, sonnant tels des débris de verre sur lesquels nos pieds se posent délicatement. Les mensonges sont emportés par la colère. Colère qui se dilue de manière trop abondante dans les veines. Elle guide nos mouvements, nous fait faire des efforts parfois inutiles, parfois irréfléchis, mais dans tous les cas violents. Ils sont là pour détruire. Car il faut détruire. C'est notre cerveau qui l'ordonne, car il sait que l'on a voulu le détruire lui aussi. Une sorte de vengeance ?

Un dernier saut dans le temps nous amène à quelques secondes plus tard... On est à terre, les premiers rejets sortent. On se relève péniblement, machinalement, tremblant. Un moment de lucidité nous fait prendre conscience de la douleur de notre état. Et l'on retombe, face la première. Les convulsions prennent le relai, la vision se trouble laissant dans notre esprit cette empreinte, si floue et pourtant si claire. La dernière vision d'une vie inutile, une de plus.

La souffrance n'était pas qu'une histoire de dosage. Elle est bien réelle et inéluctable. Est-ce que l'on souffre aussi après ? Est-ce que la douleur s'arrête lorsque le cerveau se meurt ?

C'est pour quand ?

15 octobre 2007, J - rien du tout avant que dalle:

Il y a trois jours j'attendais plein de choses qui devaient m'arriver. J'attendais ma paie, j'attendais des sorties, j'attendais des amis à qui je tiens plus que tout... Et finalement tout est venu ou a été annulé.

J'en suis au point que je redoutais, mais dont j'avais un mois d'avance pour y réfléchir à comment le contourner : que faire maintenant ?

Qu'est-ce qui pourrait m'arriver pour détourner cette envie fracassante que j'ai tous les matins ? Pour faire en sorte que je ne me réveille plus la bouche pleine de gerbe, les yeux sanglottants, les bras tremblants écaillés par la sueur ?

Je suis bloqué devant une porte fermée par ma terreur.
Pourtant je fais déjà partie des leurs.

No cure no hope no way to change
Paper bags filled with liquor love

Aside from Several Parts of Inequity in my Existence

1 octobre 2007:

Jusqu'où peut aller la solitude ? Jusqu'où peut aller le silence ? Jusqu'où peut aller le dégoût ?

Je me lève le matin pour voir toujours ces mêmes choses, pour vivre (survivre) les mêmes idées, pour me baigner dans le noir constant. Je n'ai presque plus aucun espoir, et je doute sincèrement de l'ampleur de ceux qui me restent en tant qu'espoirs. Peu à peu je trouve de moins en moins d'enjeu à vouloir les réaliser. De toute façon, qu'est-ce qui se passera ensuite ? Je retournerai dans cet état... Jusqu'à trouver un autre espoir...

Je passe ma journée assis, devant un jeu vidéo, un film, à n'avoir plus envie de rien. Je n'ai même plus envie de sexe, je n'ai plus envie d'être entouré, je n'ai plus envie d'avoir envie. Je repense à mon passé, je réfléchis aux erreurs que j'ai faites, je suis hanté par la volonté de m'échapper de celles-ci, par la volonté de ne plus rien reproduire. C'est cette volonté qui me ronge, qui me donne indirectement l'envie de ne plus vivre. Je me force à manger un morceau de pain, avec deux cornichons. Je me force à boire de l'alcool pour moins penser, pour faire de ce fardeau quelque chose de plus trouble, de moins réel.

Je suis atteint du syndrome d'Asperger. Et la seule chose qui me maintient dans ma souffrance, dans cet état végétatif, est ma thanatophobie. Au fond je la déteste. Elle fait de moi un lâche.
1 octobre 2007:

Mother, give me something... Anything you want, in return for my brain.
I'm begging you...
1 octobre 2007:

On essaie d'avancer, à quoi bon ?
Comment un tel dégoût prononcé de la vie a-t-il pu s'instaurer en nous ? Je me sens tellement pourri à l'intérieur... Il ne s'agit que d'une poignée de semaines avant que cela se voit à l'extérieur... comme cela se voyait pour toi...

Une amie me parlait il y a peu d'une envie de rien, c'est une sensation que je connais. Trop même...
Une autre me parlait de sa sensation d'inutilité, chose que je perçois aussi. Et en faisant les comptes sur des papiers chiffonés je pense que je suis bien plus inutile qu'elle...
Tu connaissais ça toi aussi... Depuis bien plus longtemps que moi.

Je t'admire pour la dernière action que tu as faite. Pour y être arrivé, pour ne pas avoir eu peur. Pour avoir été fort et non lâche comme certains de tes proches le disent aujourd'hui. Please tell me what it's been like for all this month..

ninetwelve

a b e w h e r e y o u a r e i w a n n a b e w h e r e y o u a r ehi w a n n a b e w h e r e y o u a r e i w a n n a b e w h e r e y o u a r e i w a n n a b e w h e r e y o u a r eti w a n n a b e w h e r e y o u a r e i w a n n a b e w h e r e y o u a r e i w a n n a b e w h e r e y o u a r eti w a n n a b e w h e r e y o u a r epi w a n n a b e w h e r e y o u a r e i w a n n a b e w h e r e y o u a r e i w a n n a b e w h e r e y o u a r e i w a n n a b e w h e r e y o u a r e:i w a n n a b e w h e r e y o u a r e i w a n n a b e w h e r e y o u a r e/i w a n n a b e w h e r e y o u a r e/i w a n n a b e w h e r e y o u a r e i w a n n a b e w h e r e y o u a r efi w a n n a b e w h e r e y o u a r e i w a n n a b e w h e r e y o u a r e i w a n n a b e w h e r e y o u a r eti w a n n a b e w h e r e y o u a r e i w a n n a b e w h e r e y o u a r epi w a n n a b e w h e r e y o u a r e i w a n n a b e w h e r e y o u a r e i w a n n a b e w h e r e y o u a r e.i w a n n a b e w h e r e y o u a r e i w a n n a b e w h e r e y o u a r e i w a n n a b e w h e r e y o u a r e i w a n n a b e w h e r e y o u a r esi w a n n a b e w h e r e y o u a r ehi w a n n a b e w h e r e y o u a r eoi w a n n a b e w h e r e y o u a r eki w a n n a b e w h e r e y o u a r eai w a n n a b e w h e r e y o u a r epi w a n n a b e w h e r e y o u a r eyi w a n n a b e w h e r e y o u a r e i w a n n a b e w h e r e y o u a r ehi w a n n a b e w h e r e y o u a r eqi w a n n a b e w h e r e y o u a r e i w a n n a b e w h e r e y o u a r e i w a n n a b e w h e r e y o u a r e.i w a n n a b e w h e r e y o u a r efi w a n n a b e w h e r e y o u a r eri w a n n a b e w h e r e y o u a r eei w a n n a b e w h e r e y o u a r eei w a n n a b e w h e r e y o u a r e.i w a n n a b e w h e r e y o u a r e i w a n n a b e w h e r e y o u a r efi w a n n a b e w h e r e y o u a r eri w a n n a b e w h e r e y o u a r e/i w a n n a b e w h e r e y o u a r eji w a n n a b e w h e r e y o u a r eui w a n n a b e w h e r e y o u a r eki w a n n a b e w h e r e y o u a r eei w a n n a b e w h e r e y o u a r e i w a n n a b e w h e r e y o u a r e i w a n n a b e w h e r e y o u a r ebi w a n n a b e w h e r e y o u a r eoi w a n n a b e w h e r e y o u a r exi w a n n a b e w h e r e y o u a r e i w a n n a b e w h e r e y o u a r e/i w a n n a b e w h e r e y o u a r edi w a n n a b e w h e r e y o u a r e i w a n n a b e w h e r e y o u a r eoi w a n n a b e w h e r e y o u a r eui w a n n a b e w h e r e y o u a r ezi w a n n a b e w h e r e y o u a r eei w a n n a b e w h e r e y o u a r e i w a n n a b e w h e r e y o u a r eni w a n n a b e w h e r e y o u a r eei w a n n a b e w h e r e y o u a r eui w a n n a b e w h e r e y o u a r efi w a n n a b e w h e r e y o u a r e i w a n n a b e w h e r e y o u a r e i w a n n a b e w h e r e y o u a r e.i w a n n a b e w h e r e y o u a r emi w a n n a b e w h e r e y o u a r epi w a n n a b e w h e r e y o u a r e i w a n n a b e w h e r e y o u a r e i w a n n a b e w h e r e y o u a r e3i w a n n a b e w h e r e y o u a r e i w a n n a b e w h e r e y o u a r e i w a n n

Jade

12 septembre 2007:

Un visage noirci, encore une ombre d'une autre innocence pourrie,
Eteignit toutes les lumières et tous les éclats pour les rendre à la source
Une mauvaise voie, une mauvaise piste, m'amène encore dans cette déchetterie
J'aimerais que tout le monde puisse tomber dans cette course

Neuf est pour que je garde ce silence
Douze est pour ce tourment que j'engendre
Le chaos cessera-t-il ? Peut-être... Un jour...

Je déteste ce cerveau malade qui ne se nourrit que de haine
Mettons fin à ce semblant d'humilité mêlé à ma peine,
Peine volée à celui qu'ils veulent que je sois
Car ce qu'ils veulent que je sois n'est pas assez bien pour moi

Je ne veux pas de toi, de l'image que tu projettes de mon avenir,
(Comment pourrais-je être un autre moi ?)
Je ne veux pas de toi, et je ne te laisserai jamais choisir mon devenir

Je ne serai jamais ce brave petit garçon
Je ne pourrai jamais voir ce qui pour une vie serait bon
Je ne pourrai jamais changer qui je suis,
Et si personne ne l'accepte, alors tant pis

Mes bras tombent, je sais à présent que j'ai échoué :

Toi tu n'étais pas là pour récupérer les restes
Peut-être devrais-je mettre un terme à cette fable pathétique
Et, baignant dans leurs immondes vagues de graisse
Les braves gens festoieraient, sachant qu'ils auront réussi

Mais... Je reste pour tous vous trahir
Je ne me décevrai plus jamais
Je ne me décevrai plus jamais
Plus jamais

Enfonce encore un peu plus... Ca saigne doucement...
Enfonce toujours un peu plus... Pour que ça saigne constamment...



Mon coeur devient jade.
Mes yeux se teignent d'émeraude.


Je regarde toutes les gens autour de moi//Je suis tellement dégouté de cet endroit//Tout le monde, toutes ces choses me font vomir//J'aimerais juste tout arrêter//Je m'enferme entre mes murs blancs tachetés d'ombres noires//Comment leur iraient ces taches si elles devenaient pourpres ?//Les raisons ne sont pas pour tes yeux//Les sentiments ne sont pas pour ton coeur//Je tourne en rond, pleurant, regrettant, espérant, rêvant//Puis-je trouver une issue ailleurs ?//J'en ai besoin//J'aimerais tant être là où tu es//J'aimerais tant être là où tu es//J'aimerais tant être là où tu es...//Tu me manques.

Head in a bush

26 août 2007:

Une journée de plus commence. Une journée comme les autres. Le ciel se tache de ces couleurs annonçant le crépuscule, et moi je me lamente. Je ne sais toujours pas ce que je suis vraiment. Je ne sais toujours pas ce que je pourrais faire de moi. Je ne sais pas ce que je pourrais faire pour me sortir de cette merde. Par contre je sais très bien ce que je pourrais faire pour tout arrêter. Et plus j'y pense, maintenant que j'aurais trouvé une mort possible sans trop de douleur pour mon éternité d'agonie, je me rends compte que des personnes tiennent à moi et ne veulent pas que je parte.

J'en ai marre de ne rien comprendre aux sentiments des gens. Pourquoi pour moi personne ne compte autant ? Pourquoi je n'ai personne pour qui je tuerais ? Pourquoi je n'ai aucune putain d'accroche qui me ferait dire "Je survivrai pour elle" ?

J'ai l'impression que ces rares personnes veulent en fait me faire souffrir. Me laisser dans la souffrance. Faire que mon agonie dure et reste. Devrais-je attendre longtemps pour satisfaire leur plaisir égoïste de me voir souffrir et de m'avoir à leurs cotés ? Je n'y comprends rien. Je n'y ai jamais rien compris, et je n'y comprendrai probablement jamais rien. Alors je reste quand même, en espérant que ces âmes ne soient pas si mauvaises et qu'elles pensent vraiment que je m'en sortirai, que je ne souffrirai plus.

Ne serait-ce pas possible plutôt d'accepter mon voyage ? De se dire que, voilà, j'ai mis fin à mes jours simplement parce que je n'en pouvais plus ? Que je voulais simplement que cette douleur et ce mal-être profond s'en aille ? N'ai-je pas droit à mon plaisir égoïste moi aussi ? Ne pouvez-vous pas me laisser partir ?

Ne pleurez pas le fait que je vous laisse. Dites-vous que je ne souffrirai plus, au moins. Que j'aurai, à ma façon, gagné ma bataille.

Worthless memories

5 août 2007:

Ça me torture depuis ce matin. La question est toute conne : quel est le meilleur souvenir que l'on ait eu de sa vie ? Question toute conne, que l'on pose facilement et qui m'a infligé un constat édifiant. Je n'ai aucun, je dis bien aucun souvenir qui me rend heureux, ou qui me met dans une sensation agréable. Aucun. De toute ma vie.

J'ai finalement passé ma journée à demander à tout le monde : quel est le meilleur souvenir de ta vie ? Ils ont tous pu me répondre. Et instantanément. Sans se poser de question. On en a tous. Où sont les miens ?

Il y a bien des moments que j'ai appréciés dans ma vie. Evidemment. Mais tous ces souvenirs amènent à un sentiment de regret intense, à de la nostalgie engendrant des larmes furtives. Car tous les bons moments se sont soldés par une fin douloureuse. En écrivant cette phrase des tas de passages reviennent en tête. Ca fait mal.

Ca fait mal de se dire que, malgré le fait d'en avoir aimé certains moments, je n'ai aucun bon souvenir de mon existence.

Est-ce que ça me fera mal le jour de ma fin ? Est-ce que j'en aurai au moins ce jour là ?

Giving up

31 juillet 2007:

:x

OaEaBoÜa

27 juillet 2007:

J'ai peur de moi-même. J'ai peur de ce que j'étais avant. J'ai peur d'être seul, d'être isolé. J'ai peur quand je suis dans une pièce froide, j'ai peur quand je ne suis pas chez moi, quand je n'ai nul autre à qui parler que mon démon. C'est lui qui m'effraie, lui qui m'a hanté pendant si longtemps, si péniblement, si dangereusement.

Aujourd'hui j'ai retrouvé le sommeil, j'ai retrouvé un semblant d'existence. J'arrive à ne plus penser qu'il y a moins de six mois je flirtais quotidiennement avec mon suicide, avec la destruction de tout, de moi. Pas encore - et probablement jamais - le bonheur, mais une forme allégée de sérénité. Un flottement d'aile de papillon. Ne sachant où aller, mais sachant quelle voie prendre pour exister... quand je suis entouré.

Je suis seul dans cette grande chambre hostile. Tout m'agresse : les murs, les meubles, l'écran, le lit... et les tentantes lames, aiguilles, bouteilles semblent prendre leur pied à empirer mon état. Rien n'est à moi, et je ne peux les apprivoiser, car ils n'ont pas à m'appartenir. Sauvages, ils m'oppressent, font que je me recroqueville, que j'ai peur, que je me tourmente. L'unique interlocuteur, c'est moi-même. L'unique discussion que j'ai se fait avec mon démon. Ma création Aspique, ma définition autiste du monde, de tout, de moi-même. C'est lui qui me pousse à me faire du mal, qui me pousse à tout haïr, à tout vomir.

Pour ne pas penser que je suis fou je suis obligé de me détruire les oreilles, de chanter à tue-tête, et de répéter lassammant pendant des heures à voix basse, inaudible, que je vais bien ; tout en essuyant les larmes avant qu'elles ne se laissent rouler sur les versants de mon visage. Je crois que je deviens malade. Ma schizophrénie jusqu'alors contrôlée parfaitement semble sortir de moi. Je ne veux pas que les autres le voient. Je ne veux pas que les autres m'entendent pendant ces phases d'hallucinations maladives. Ce serait admettre une folie. Et je ne suis pas fou. Je ne suis pas fou...

Maintenant que je ne cotoie plus intempestivement la mort, que je me trouve petit à petit des objectifs qui me maintiennent vivant, dois-je apprendre à cacher cela ? Enfin, non ça je sais le faire, mais je ne pourrai pas combattre si ça devient plus puissant.

J'ai peur de moi-même. J'ai peur de ce que je risque de devenir.
9 juillet 2007:

Tu fais partie des gens que j'aimerais voir mortes. Des gens que j'aimerais voir s'étouffer dans leur gerbe, et ne plus entendre YELL.

Cependant...

Ils se passent des moments où tu me manques. Des moments où j'aimerais te caresser une dernière fois. Où j'aimerais même revivre quelques instants. Je ne sais pas si le hasard t'a déjà menée ici ou pas, mais c'est ici que je te le dis.

Je t'ai dit cela mais rien ne change pour nous. Tu es dangereuse pour moi, et je finirai par être bien plus dangereux pour toi, voire mortel.


Ton sang me manque.

Self-Untitled

4 juillet 2007:

Piégé encore dans cette pluie incessante.

Je quitte cette idée de toi et moi.
Je quitte ton innocence et ma culpabilité.
Je quitte les mensonges vendus comme confidences.
Je quitte toutes ces putain de choses.
Je quitte ces amours sans aucun sens.
Je quitte ce semblant d'harmonie créée.
Je quitte mes excès de violence.
Je quitte toutes ces années de jalousie.
Je quitte le contrôle.
Je quitte la foi.
Je quitte la vertu.
Je quitte la pluie.
Je quitte les pardons.
Je quitte la cupidité.
Je quitte la nécessité.
Je quitte l'iniquité de cette putain de vie.
Je veux partir.
Je veux courir, mourir,
Prendre tout de moi, moi-même, ma vie,
Ecrire un livre sur moi et le jeter dans un puits.

I hate this fucking life.

Aspie hits again

2 juillet 2007

23 ago...

30 juin 2007:

Qui sont-ils tous ?
Que me veulent-ils ?
Pourquoi s'extasient-ils autour de moi ?
Pourquoi me sens-je tant à l'écart d'eux ?
Pourquoi me met-on dans cet endroit ?
Pourquoi me frappent-ils ?
Que leur ai-je fait de mal ?
Se sont-ils séparés à cause de moi ?
Putain que suis-je ?
Mais pourquoi me battent-ils ?
Pourquoi ne me suis-je jamais senti à ma place ?
Je tombe.
The first one.
.
The last one.
Deux pillules pour oublier.
Un cachet pour passer à autre chose.
Pourquoi m'aime-t-elle ?
J'aime cette sensation de domination.
Mais ça ne dure pas.
Pourquoi part-elle ?
Pourquoi m'ont-ils menti ? Pourquoi m'a-t-elle menti ?
Je ne sais plus quoi faire de moi.
Est-ce ça le bonheur ?

Dear Drink

26 juin 2007:

Au début ça va. Cela procure un frisson. Pas intense, pas grandiose, mais juste assez pour donner la satisfaction que j'attends. Cette odeur, ce goût. Si pur, si violent.
Du sang, énormément de sang... Je me baigne dedans.

Puis vient le moment où je ressens une forme de honte. De mea culpa. Je ressens le besoin de parler. De poser, ô diable enfin, ce bouclier que j'arbore constamment. Alors là c'est à la fortune de décider pour moi. Soit quelqu'un qui sait ce que j'éprouve ; soit quelqu'un en qui j'ai envie de donner une confiance instantanée, à qui je ne parlerai probablement plus jamais ; soit à une simple feuille de papier. Elle, ne me trahit jamais.
Ma seule amour. L'unique en qui je vis, pour qui je vis.

Je bois pour oublier. Pour oublier les conneries que je peux faire certains soirs. Les conneries que je fais pour oublier.

Cette force est-elle réelle ?
20 juin 2007:

Je me rends compte que je suis quand-même sacrément perturbable...
Ca fait deux mois maintenant que j'essaie tant bien que mal à me fixer une limite à ne pas franchir, que j'essaie de me tenir dans les rangs.

Et finalement, quand tout va pour le mieux il ne suffit que d'un élément extérieur pour tout foutre en l'air. Pourquoi aujourd'hui je ne reste pas derrière cette foutue ligne que je me suis tracée, par ma sueur et mon sang ? Et surtout, pourquoi je n'ai pas envie d'y retourner ?

Pourquoi ne veux-je pas me conformer à ce que j'avais décidé ?

Tout allait si bien... Ma tête tourne tant... Je n'y comprends plus rien...

Il faudrait que je n'y pense plus, que je n'y souffre plus. Il faut que j'arrête maintenant... Mais c'est hors de mes forces, hors de ma volonté. J'appréhende ce qui va m'arriver.

Untamed

11 juin 2006:

On ne les compte plus...
Entouré, à ma place. Je retrouve cette joie ennivrante, ce pouvoir, mon calice. Je crée, je compose même. C'est une première pour moi. Toute mon âme se porte désormais dedans, en attendant la suite. Car je n'oublie pas mon objectif.

Enfin je peux partager mes écrits, les hurler, les chanter, les vomir. Je me sens puissant dans ces moments ; et encore plus quand les autres me le rappellent. J'ai une fois de plus l'envie de tout écraser, de tout exterminer. Je veux être l'Unique. Cette puissance et cette euphorie créée par mes troubles ne demande qu'à s'échapper, qu'à être définitivement libérée ; folie indomptable et destructrice.


Je reviendrai sur mes pas. Je sais quel sera mon dernier acte. Respire, ce n'est pas pour demain. But this will someday happen. There's no escape from me.

Warning! Your Faking Shield is still active. Click here to destroy me.

29 mai 2007:

I'm faking my life. I tell others how I'd like to be. But it's not me. This life's not mine, and it's killing me.
Je réalise aussi que quelque chose risque de retarder ce pourquoi je travaille, l'objectif que je me suis fixé, et en y réfléchissant je me demande encore pourquoi j'attends. Est-ce que son pouvoir est réel et je reste juste pour cela ? Ou est-ce que c'est une simple excuse pour fuir le destin que je me crée ? Je fuis toujours, sans me l'avouer. J'ai tout fui. Mes études, mes espoirs de vie sentimentale, mes rêves. Je ne sais plus du tout ce qui est réel. Je suis totalement perdu. Et j'ai l'impression que rien ne pourra m'aider. Je hais cela.
Mi simulias tion same. Mi amas deprimi kaj esti kialon de tute.


Avance au lieu de te lamenter, crétin.

Be)hind(eR

22 mai 2007:

J'ai peut-être justement une piste. Pourquoi systématiquement je fais tout ce qu'il faut pour être dans une situation d'échec. Pourquoi à chaque fois que je vais mal je stagne ; à chaque fois que je vais bien je casse tout. Les seuls moments où j'ai réussi quelque chose étaient quand ma situation n'était pas stable. Pas lorsque tout allait bien, ni (et encore moins) quand tout allait mal ; mais juste au moment où ça change. En mieux ou en bien pire. C'est sûrement pour cela que je lui avais pardonné à cette époque. En mathématiques cet état butoire est appelé pic de dérivée. Dérivée, un mot qui me correspond bien...

Aujourd'hui je refais la même chose. Je pense que c'est un message de mon esprit pour me dire : "bouge-toi". Sans changements je n'arrive à rien. Alors j'ai encore une fois tout détruit... Mais pour aller où ? Pour y aller seul ?

Je me sens de nouveau abandonné, profitons-en pour avancer.... :(

What you want is what I ruin

20 mai 2005:

Je veux, je prends, je jette, je pleure.

C'est mon fonctionnement habituel. J'ai toujours fait ainsi. On me dira que c'est la nature humaine qui fait cela - l'homme est un éternel insatisfait. Mais tout de même... Je fais toujours en sorte pour me créer un état de manque. Je me mets volontairement (mais inconsciemment) dans une situation inconfortable pour pouvoir chouiner sur ma pauvre de vie.

Quand tout va mal je reste dans cet état ; quand tout va bien j'efface tout pour pouvoir avoir quelque chose à me reprocher.

Ce que je peux être pathétique.

Pour la première fois de ma vie je sais ce que je veux pour plus tard, mais je ne sais pas ce que je désire à l'instant présent.

Hit and hurt... again

11 mai 2007:

Les verres volent à travers ma mémoire. Chacun d'eux contient une substance interdite. Celle contre laquelle la difficulté de combattre s'enfuit facilement, mais revient inlassablement pour nous hurter violemment le visage. Les éclats scintillent, mon sang se mêle à l'alcool. Pourtant j'essaie de résister. Pour mon honneur. Pour mes morales. Pour le travail que j'ai effectué sur moi-même depuis un an et demi.

Baisser la tête. Ne pas se remémorer. Ne pas regarder derrière. On se sent fort, on y arrive. Puis la balle perdue. Celle imprévisible. Une chanson, une odeur, une ambiance. Ca détruit tout. Tout ce qui a été accompli. On flirte constamment avec son passé, avec la nostalgie. On se dit qu'on est bien comme ça. On se dit qu'on ne manque de rien. On dit tout cela pour masquer le ravage. Car sous le pansement la plaie s'ouvre toujours plus fort. Quand le mal est fait, quand le poignard est entré, quand l'insomnie nous presse et nous tue, on a un réflexe, humain. Celui de regarder. C'est universel. On s'arrête sur l'autoroute pour voir combien il y a de morts dans le fossé. On est sensible à l'euphorie provoquée par la souffrance. Elle nous attire. Elle nous avale. On succombe. Et la plaie s'ouvre. Le virus se répand, détruit toutes nos défenses. On se sent faible. On s'abandonne. On pleure. On pleure en voulant savoir. On pleure devant des photos, en écoutant une musique qui symbolisait quelque chose. On pleure en marchant dans les rues, en conduisant, en regardant le plafond ; tout ça car on creuse encore plus dans la plaie.

Sundown

4 mai 2007:

C'est son boulot. C'est inscrit dans les règles fondamentales de la vie. On lui a dit : tu feras chier ton monde à rappeler aux gens combien les petites choses importaient alors qu'elles ne s'en rendaient pas compte, alors qu'elles ne demandent rien.

Pourquoi ai-je de plus en plus ce sentiment de regret alors que je sais au fond de moi que je ne suis pas fautif ? Pourquoi aujourd'hui, à ce moment précis j'ai un sentiment de nostalgie quand je repense à une scène banale de mon existence ?

Fucking Sundown.
Need a brainwash.
Need a pill.
3 mai 2007:

Après avoir eu une conversation cette après-midi avec quelqu'un de mon entourage, j'avais besoin d'écrire un petit mot sur ce que je considérerais (ou plutôt "ne considérais pas") comme la belle vie. Elle m'a annoncé aujourd'hui qu'elle allait avoir un enfant (d'ailleurs je lui donne 5 ans avant qu'elle se retrouve à l'élever seule, enfin bon passons). Elle a une maison, un emploi stable, quelqu'un à ses cotés qu'elle aime, et m'annonça comme une fleur qu'elle était heureuse comme ça. Et bien moi je ne comprends pas ce sentiment. Je ne comprends pas comment peut-on être heureux avec ce style de vie, et elle était étonnée de m'entendre dire cela.

Je voyais jusqu'à présent, d'un regard trop flou sur le monde environnant, des hommes et des femmes, vivant en ménage, avec des enfants ou non, ayant des situations stables, ayant de l'argent ou non. Mais jamais, ô jamais, il ne m'était venu à l'esprit que ce style de vie pouvait rendre ces gens heureux. Jamais je n'avais imaginé jusqu'à présent que mon père, par exemple, était heureux dans sa vie, dans son petit pavillon avec sa femme. Jamais jusqu'à aujourd'hui je n'avais imaginé que des couples achetaient des maisons non pas pour suivre le mouvement, mais parce que c'était comme cela qu'ils se verraient heureux... Pour moi cette vie est une des plus ennuyeuses possibles. Je me rends compte aujourd'hui, que si certains choix ne m'avaient pas été imposés, j'eusse été probablement aujourd'hui en ménage, achetant un petit appartement car j'aurais eu un emploi fixe et bien payé, et tout cela parce que c'est comme ça que les gens auraient fait. Mais pas parce que c'est comme ça que j'aurais été heureux.

Alors quoi ? Dois-je maintenant remercier le coup du destin de m'avoir amené si bas moralement, de m'avoir rendu pauvre, sans avenir, suicidaire, et sans ambition pour m'avoir fait échapper à ce modèle de vie, ou du moins m'avoir fait prendre conscience que ce n'est pas cette vie que je veux ? C'est encore beaucoup trop tôt pour le penser. J'ai une petite idée de ce que je veux aujourd'hui. Et c'est très loin de ce que la grande majorité des gens veulent...

Nan mais quelle idée sérieux... Se poser et fonder une famille :/

N'empêche qu'encore ce matin je croyais que les gens le faisaient parce qu'il le fallait... Tous les jours je vois à quel point je suis à coté de la plaque concernant les relations sociales.

Atteinte

29 avril 2007:

L'envie soudaine de tout contrôler, tout modifier, tout transposer.
Les dés sont jetés, mais la fin n'est pas écrite. Durant leur trajet jusqu'à la sanction inéluctable vont ils subir des entrechocs, qui vont les diriger doucement, par force de masse, vers un résultat. C'est là que l'on intervient. On peut y ajouter des chocs, des coups, on peut souffler et tricher pour arriver peu à peu vers un épilogue moins douloureux.

Des choix, tout se joue sur des choix, sur des instants. On ne prend pas un chemin, on crée un sentier. Il sera parsemé çà et là de virages, d'obstacles, qui nous feront arriver à une destination. Pas celle que l'on vise toujours. Il est presque impossible de déterminer où l'on arrive. Les plus grands joueurs de poker, d'échecs ou anthropologues en tout genre peuvent déterminer une palette de vingt décisions aléatoires successives d'un seul être humain... Difficile de prévoir une vie ainsi.
Save the cheer leader, save the world.



Je sais aujourd'hui ce que je veux. Cet espace de communication s'arrêtera à ce moment (ou avant), quand mon objectif deviendra mon atteinte. Tout est volatile, tout est fragile ; notre but final est volatile et fragile. La vie est un jeu subtil et sournois où l'on doit aussi préserver son but tout en essayant de l'atteindre. Cela pourrait être un jeu amusant. J'ai eu certains buts, qui se sont enfuis. J'ai un but aujourd'hui ; celui-là ne m'échappera pas tel les autres. Tu n'iras nulle part mon gaillard, et je t'atteindrai. Tu seras mien. Dans deux ans je le dirai. J'aurai atteint un but, et ce dernier ne deviendra finalement qu'une étape vers une autre... Tant pis si je le fais seul.

Consumed by Hatred

8 avril 2007:

J'ai failli le revoir. Failli, tant mieux.

Il m'aurait adressé la parole une seule fois et je ne pense pas que je me serais retenu une seconde. Il n'a pas le droit d'exister, il n'a pas le droit de partager cette planète avec moi. Tant qu'il se tient à l'écart il n'a rien à craindre.

Qu'il se fasse oublier, qu'il se taise, ou bien qu'il meure. C'est aussi clair que ça.




J'ai besoin de voir ton sang se déverser. J'ai besoin de t'entendre hurler. J'ai besoin de voir tes yeux exploser sous la pression de mes poings sur tes tempes. J'étalerai ton sang sur mes vêtements en te laissant te débattre dans une marre de sanglots.

Ma haine envers toi. Ne m'approche pas.

It falls

21 mars 2007:

Finalement j'y arrive beaucoup moins que je ne le pensais. Tout ne coule pas aussi facilement. C'est très différent que ce que j'ai connu jusqu'à présent. Avant il fallait que je me batte pour la maintenir près de moi ; maintenant il faut que je me batte pour me maintenir auprès d'elle. J'ai l'impression de ne pas le vouloir et de le faire à contre-coeur.
L'une des deux décisions extrêmes me sera fatale, je la regretterai fortement un jour. Il faut donc que je ne fasse pas d'erreur. Pas à nouveau.


Une partie de ce qui m'arrive est totalement nouveau pour moi ; j'espère que c'est simplement le fait de n'avoir jamais habitué à cela qui me pousse à penser que je ne suis pas à l'aise.

Frustrate

31 décembre 2006:

Je ne l'ai pas posté avant car je le trouvais totalement nul. Il y a des moments où l'on a la base de ce qu'on veut écrire, mais le crayon n'obéit bizarrement pas. C'était le cas ce soir là.


Ce soir encore il pleurera en silence.
Ce soir encore il n'exprimera pas ce qu'il ressent.
Il devra se cacher car il a trop honte.
Car ce n'est que sur lui-même qu'il compte.

Il n'arrivera jamais à s'en sortir seul, il le sait.
Pourtant il n'arrivera jamais à demander de l'aide.
C'est peut-être trop dur d'avouer que l'on a mal.
L'association d'échec à aide est-elle si banale ?

La depression est une prison aux barreaux acérés.
A quoi bon tenter l'évasion si elle est trop risquée ?
De sa peine en a-t-il déjà purgé pour vingt ans fermes
A sa vie il pleure, patientant de pouvoir y mettre un terme.

En attendant il pleurera en silence,
Sans jamais dire ce qu'il ressent.
27 janvier 2007:

Il faut vraiment que j'arrête une bonne fois pour toutes les contacts avec les autres. Encore une fois je suis tenté d'aller vers eux, et encore une fois je sens bien que la guillotine va me tomber dessus. Je coupe tout contact, je le fais pour les restes de moi, éparpillés çà et là, par prévention.

Certains pensent que je ne devrais pas laisser tomber, et que je devrais plutôt laisser courir un peu de temps en plus et essayer à nouveau... Mais je ne peux plus. Je n'arrive même plus à discerner ce qui serait bon pour moi. Ce que je désire depuis un bon moment est maintenant presque accessible, mais je n'arrive pas à voir le bien que ça m'apporterait au final. Et si ce n'était qu'un énorme mirage, un voile opaque que l'on me verse sur les yeux ? Moi qui ai recherché maintes fois le bonheur dans ces douze derniers mois, aujourd'hui je me pose la question de savoir ce qu'il m'apporterait... C'est en me relisant que je découvre à quel point j'ai pu changer. Et ça me fait peur. A force de ne vouloir que les autres se détachent de moi, j'ai réussi à me détacher de tout bonheur primaire.

J'espère que c'est juste une mauvaise passe, que les larmes versées ce soir sècheront et laisseront place à un visage sain. Est-ce que ce serait le monstre en moi qui referait surface, sous une autre forme ? J'espère que non, car cela voudrait dire que je ne sais pas le combattre en fait.
25 janvier 2007:

Dans un grincement évoquant un rire lointain, la porte en bois sombre se referme lourdement, à nouveau, devant moi.

Encore une fois je ne m'y attendais pas. Pourtant je devais bien le savoir, je devais le deviner, le même coup tordu m'était arrivé, exactement sous les mêmes formes. C'est hallucinant. Me faire avoir deux fois par la même supercherie, par la même personne.

Il n'y en aura pas de troisième, non.

Voilà pourquoi je ne veux plus m'attacher à personne. Voilà pourquoi je ne veux plus aimer personne. Voilà pourquoi je veux que l'on me laisse pourrir dans mon coin. Ne m'approchez plus, ne venez plus nourir le monstre. Vous avez déjà fait assez de dégats. Je ne suis pas votre ami, je ne suis pas votre confident. Je ne suis plus rien. Je ne serai plus jamais quoi que ce soit.




J'aurais dû le voir venir. Comment ai-je pu être aussi naïf ?

Shokaah goes to worklyhood

13 janvier 2007:

Le monde peine à s'éveiller. Dehors flotte la sombre inconnue qui repousse les attaques vaines de l'astre de vie. Il est encore trop tôt pour savoir de quoi va se remplir cette journée de repos des âmes. Pour moi pourtant, les heures sont déjà minutieusement calculées, écrites. Une routine démarre, plus rapidement que je ne l'eus pensé. Toutes les nuits je prends ce train qui m'emmène au travers du noir ambiant. J'aurai encore une heure de marche avant d'arriver enfin à ma destination inéluctable. Là-bas je serai seul, là-bas je serai vivant. J'écrirai mes propres lignes sur la route vierge, en ayant les étoiles comme seules admiratrices. La journée sourit à ceux qui se lèvent tôt dit-on. J'essaierai de m'en souvenir pour que le pénible devienne lieu de méditation intérieure.




Mon organisme a l'air d'apprécier cette pillule, mais est-ce parce que je ressens son effet immédiat ? Quelle donc sera la chute, l'effet second que tant craignent ? Je m'en fous, car pour le moment je suis dans mon train. Pour le moment je ne pense qu'au salaire que je recevrai, afin de continuer à survivre. Il y a forcément un but. Je ne peux pas être qu'une erreur de frappe que le destin essaie d'effacer. J'ai envie de me sentir fort pour la première fois depuis si longtemps. Mais les coups ont trop souillé mon corps devenu fébrile. Je ne m'en tiendrai qu'à l'envie.

Noël, amour et société

13 décembre 2006:

L'éveil d'un sens, d'un sentiment enfoui. Une sensation refoulée, presque anéantie, oubliée. La vision d'un film plus que douteux quant à son message sollicité - aimez-vous pour être heureux, ou l'histoire d'une romance qui pourtant impossible arrive à naître et prendre place matériellement - m'évoque de la nostalgie. Cette nostalgie je la combats, comme je le fais toujours ; je la combats pour exister, pour être le miroir exact de ma personnalité. Je ne veux pas faire partie du moule - je ne l'ai jamais fait - et l'amour semble à mes yeux être le commerce de la société, le produit parfait.

Aujourd'hui pour vivre heureux il faut être totalement dévoué à notre système économique. Et ce système économique profite aux couples, aux amoureux, même indirectement aux menteurs adultères. Tout est toujours moins cher à deux, à trois, en famille. L'amour qui paraît à tous la force produite par chacun pour un autre n'est en fait qu'une grosse supercherie créée par notre société pour pousser à la consommation. Noël, cette fête passée dans les moeurs comme étant laïque (grosse blague tout de même), approche à grands pas. Tout le monde se précipite pour faire plaisir à ceux que l'on aime, à celui ou celle que l'on aime. On consomme, on achète, parfois à des prix défiant tout entendement (Tenez mamie cette boite de chocolats Lindt que j'ai payée plus de 40€ le kilo alors qu'elle ne m'en aurait coûtée que 20 à une autre époque de l'année). Cela semble normal, normal de faire plaisir, normal d'apporter une preuve de notre affection à chacun. Et bien je ne suis pas d'accord.

Etre deux nous donne une force bien plus tangible pour affronter la vie. Et les media se servent divinement bien de cette idée reçue. Comment oser passer le message suivant : "achetez à vous-même une nouvelle machine à expresso". Non ce message n'apparaît nulle part. "Achetez-leur une nouvelle machine à expresso", cela sonne bien mieux, et cela semble beaucoup plus normal. Tout cela parce que si demain j'achète une machine à expresso pour mon plaisir égoïste et simpliste, ce ne sera pas à cause du mattraquage publicitaire, mais bien parce que j'en voulais depuis un bon moment, elle me manquait. Jamais on ne se dira pendant des mois "il faut absolument acheter à mon père une machine à expresso car je suis certain qu'il la désire", non. S'il la désire, il nous le dit. Mais la publicité véhicule ce message qui peut être erroné, faux. Et puis on s'en fout. On voit le message, on l'absorbe, et on achète en disant sur le moment "ah ouais tiens ça pourrait lui plaire", sans que cela nous ait effleuré l'esprit durant l'ombre d'une seconde auparavant.

Le cercle vicieux est le suivant : la société nous dit qu'être amoureux, qu'être en couple, nous rend plus fort. Et c'est vrai. Car être seul semble être une caractéristique du malêtre, du non-équilibre, on s'enfonce dans la déprime en vivant jour après jour seul. Elle nous dit en parallèle qu'il faut faire plaisir à ceux que l'on aime pour les préserver auprès de nous. Résultat : on consomme. En dépit certes du fait que l'on obtienne des avantages matériels et véridiques en étant en couple (loyer, réductions sur les voyages et autres), il a été révélé et prouvé que l'on dépense beaucoup plus par individu étant en couple qu'étant seul. Et oui, on offre, on achète des maisons, on s'offre des vacances, choses que l'on ne ferait probablement pas en étant seul. Tout cela est terriblement réaccordé par le bénéfice d'être "heureux". Le bonheur, matérialisé et médiatisé par sa forme actuelle, coûte donc un prix.

Et s'il était possible aujourd'hui de vivre heureux tout en étant le plus seul au monde ? Cette question paraît totalement absurde, mais pourquoi ? Pourquoi ce serait si absurde finalement ? Je crois sincèrement que la société a bien plus de pouvoir que l'on puisse le penser.

"Offrez pour lui montrer que vous l'aimez"

:x

5 décembre 2006:

Vraiment marrant comment le démon s'énerve. Marrant de le voir hurler lorsque je prends le chemin du sourire.

Ce week-end, j'ai vécu ce que je voulais vivre. Ce que j'attendais depuis longtemps. Trois jours où j'ai souri, j'ai ri, j'ai déconné ; trois jours durant lesquels j'ai raccroché ma casquette d'asociable pour profiter pleinement de la fête. J'ai même été agréablement surpris de voir que j'arrivais encore, et avec même moins de complications qu'avant, à m'intégrer à un groupe composé de personnes réelles.

Mais le prix fut cher. L'autre moi n'aime pas cela, ce démon qui était autrefois installé au plus profond de moi, que j'ai laissé prendre le contrôle de mon esprit peu à peu. Le démon n'a pas aimé que je le taise et que le joyeux réapparaisse.

J'arrête les conneries, je ne suis pas supersticieux et je ne crois pas en "la poisse". Surtout que pour une fois je n'ai pas pris le revers de mes propres coups. Je ne suis pas supersticieux, mais un week-end de bonheur m'a couté un PC, une voiture, tous deux tombés en rade en deux jours d'intervalle ; la perte de mes billets de retour et donc passage dans le rouge coté financier, sachant qu'il me restait encore juste assez pour payer le loyer de ce mois.

Rentré à Paris, déprime totale. C'est là que je retrouve mon démon, c'est là que je retrouve mon moi nouveau. Je réalise qu'il ne me restait finalement, à part mes trois fringues et demie, que deux possessions : ma voiture et mon PC. Maintenant je n'ai plus rien de matériel.

Le jour de l'an que je m'étais prévu passe à la trappe, je le passerai donc comme mon noël, devant M6 comme un beauf.

Last Shokaah Dance

19 novembre 2006:

Je ne décrirai rien ici, parce que honnêtement j'en ai rien à foutre, une claque de plus ou de moins qu'est-ce que ça peut bien changer ?

Mais par contre c'est définitivement terminé. Le "moi" qui a été si gentil ces longues années ; cet altruisme qui m'a conduit ici est enterré. Que le monde n'attende plus rien de ma part, car je me ferai un plaisir de tout détruire. Finies les amitiés, finis les sentiments. J'ai essayé de m'ouvrir à certaines personnes, on voit où ça m'a mené. Maintenant je vais essayer de faire couler ceux qui me prennent pour un ami, et là on verra bien où cela les mènera.

Je n'ai plus besoin de personne.

Never Been Loved

24 novembre 2006:

Au fur et à mesure que le temps passe, je me sens de plus en plus serein. Je n'ai bien moins peur de la mort qu'avant. Peut-être que c'est tout simplement ça le fait de l'accepter. Je ne dis pas que je l'accepte pour autant, mais je suis sur la voie pour. Je n'ai plus d'argent pour partir loin, je n'ai aucunement l'envie de travailler afin d'avoir l'argent pour partir. Et puis partir là-bas, pour risquer de connaître la même chose, non merci. Je ne veux plus revivre ce que j'ai vécu, je ne veux plus vivre pour risquer de le revivre.

Je n'aurai jamais la prétention pour dire que j'ai tout connu. Je n'ai vécu qu'à peine un quart de ce que les autres vivent. Mais par contre je sais ce que c'est de passer d'un extrème à l'autre. La chute libre. Celle dont on prend conscience que lorsque l'on s'écrase. J'ai beau dire que je ne suis pas heureux, mine de rien je l'ai été, je ne me le cache pas. J'ai connu le bonheur intense, la joie de vivre, le fait d'avoir le sourire au réveil rien qu'au fait qu'une nouvelle journée démarre, qu'au fait que l'on va profiter de chaque instant de celle-ci. Je l'ai connu ce bonheur, j'ai eu la chance de le connaître car je sais que d'autres le cherchent sans fin. Mais aujourd'hui je n'ai plus envie de le chercher. Ce bonheur est fragile, il faut se battre constamment pour le renouveler, pour le déguster. Je suis las de me battre pour ça.

Je suis las aussi des gens qui éprouvent de la compassion pour moi, cette forme atténuée de pitié, qui ne fait que m'enfoncer dans cet état, qui me fait réaliser que non, je ne suis pas heureux. Est-ce pour cela que je ne veuille pas parler de moi ?

J'ai vécu ces derniers mois grace à la rancoeur, grace à ce désir de vengeance, ce désir de faire connaître l'enfer que j'ai vécu à ceux qui me l'ont apporté. Aujourd'hui je n'ai même plus cela. Mes rêves ne parlent plus de meurtre, je ne suis même plus hanté par le fait de vouloir le faire souffrir, lui. J'essaie alors de reposer cette rancoeur sur tout le monde, je me nourris de chaque coup dans le dos que l'on me donne, je crois même que je les cherche pour avoir quelqu'un à haïr constamment. J'aime haïr les gens car c'est dans cet état que je me retrouve, dans cet état que je trouve une raison à ma survie. Mais de cela aussi je suis las.

Je ne veux plus profiter de rien car ce dont je profite viendra tôt ou tard à profiter de moi. Je ne veux pas nourrir les autres, je veux me nourrir moi de la peine des gens. Je déteste les gens, je les hais de la façon la plus primaire et la plus irraisonnée, la plus idiote qui soit. Et cela me suffit.




Au fur et à mesure que le temps passe, je me sens de plus en plus serein. Car une fois que j'aurai détesté tout le monde sans aucune exception, j'aurai enfin retiré cette attache que les gens ont sur moi, ils ne me regretteront plus. Je partirai enfin tel que je me suis toujours senti, non-aimé.

Pill

7 novembre 2006:

Qu'est-ce que tout cela signifie ?
Qu'est-ce que je signifie ?
Est-ce que j'arriverai à quelque chose ?

Regardons un peu les choses en face. Je suis quelqu'un d'absolument pas motivé, fainéant, haineux, ne pouvant accorder aucune confiance à personne, et qui ne veut plus faire d'efforts pour en accorder. Cela amène une chose : comment vais-je faire pour me nourir ? Pour me garder en vie, en survie, pendant peut-être des années.. Des années à traverser ce désert qui au final m'apporterait un niveau social tout à fait médiocre, un boulot infâme dans lequel je ne m'épanouirai pas. Si je survis, ce sera pour finalement être un déchet, le genre de mec dont on a pitié, qui a raté sa vie, ou du moins qui sait qu'il l'a ratée.

Je n'ai plus peur du malheur maintenant, je redoute juste de trouver mon équilibre dedans, et finir tel un parasite qui se sert des gens, de leur société et de leurs systèmes d'aide pour les moins chanceux.
Je n'ai plus peur du bonheur non plus, car il n'existe pas. Je croyais en lui et je le redoutais comme la Peste, j'essayais de l'éviter du mieux que je pouvais. Car se sentir heureux alors qu'on ne l'est pas est bien pire que l'inverse. Un jour on est là-haut. Un jour..

Il ne me reste plus qu'à marcher dans ce long couloir totalement noir et vide ; ce couloir qui a pour seul divertissement l'écho de mes propres pas reflétés sur les murs. Je sais très bien que ce qui m'attendra au bout ne sera qu'un voile, une pillule à illusions, qu'on me donnera en abondance pour me cacher le fait que je suis malheureux. Je ne veux plus de ça, je ne veux plus de cette vie de ce soi-disant bonheur qui me vomit à n'importe quel moment pour me laisser nu ; je ne veux plus, non plus, de cette vie de merde qui m'enlise et qui me détruit - qui fait en sorte que je me détruise.

Destinataire

4 novembre 2006:

Ce qui m'embête dans le fait d'écrire un blog, c'est qu'il y a des personnes qui liront certaines choses ; Justement il n'aurait pas fallu qu'elles les lisent. Comment espérer avoir un espace libre en n'y étant pas (plus) libre ?

Tant que je donne ce lien à des personnes assez lointaines, tout se passera bien, je m'y sentirai encore chez moi.

Mais si je le donne à une personne trop proche, je serai obligé de brider les choses. Non car elles me découvriront plus en profondeur que je ne l'eusse voulu (ce serait alors totalement stupide de donner l'URL), mais plutôt parce qu'elles m'empêcheront d'écrire un article sur elles.

Alors voilà. Je diffuserai cette URL à des personnes me connaissant peu, mais pas croyant me connaître. Car si elles entrent dans cette catégorie, elles seront forcément dans "mes proches" et le problème cité se reproduira.

I killed him

30 octobre 2006:

Je crois connaître un élément de plus quant à ma raison de départ à l'étranger pour refonder ma vie. En effet, en plus du fait que je ne serai plus en contact avec ceux qui auront été mes amis jusqu'alors, je ne serai plus en contact avec "l'autre", celui dont j'ai voulu retirer la vie. Au fur et à mesure que mon départ se précise, je crois ressentir de moins en moins cette rancune envers lui. J'ai toujours cette haine profonde, et je pense que rien ne pourra l'altérer, mais je n'ai plus l'envie de lui faire payer.

Il y a eu une période durant cette année où j'ai été vraiment tout proche de le faire. Il a fallu que quelqu'un d'autre s'interpose. Ce jour-là, mon cerveau ne répondait plus, j'étais irraisonnable, et elle a dû m'emmener de force quelque part où je ne pouvais nuire. J'ai tout de même perdu beaucoup ce jour-là, car même si j'ai échoué dans ma tentative de lui faire regretter à jamais ce qu'il m'a fait, je me suis détruit un peu plus.

Maintenant ça a l'air loin tout ça. Ce n'est pas qu'un sentiment passager, non. Cela fait bien deux semaines que je n'y ai même plus pensé. Avant il ne se passait pas vingt minutes sans que ça me traverse l'esprit. Et honnêtement je vis bien mieux sans ça. Peut-être que je serai plus serein maintenant et que mes textes parlant de lui seront plus... posés.. J'en sais rien.

Enfin on est encore loin du bonheur.

Love Machine

25 octobre 2006:

Ce n'est pas une espèce de sentiment, c'est une forme de vie. C'est quelque chose qu'il ne faut pas approcher, sous peine d'être englouti sous une montagne de sentiments. Tout simplement car cette chose avale tout ce qui la frôle, tout ce qu'elle intimide.

Des personnes se sont laissé attrapper. Et c'est terminé pour elles, il ne leur reste que la mort comme ultime recours, comme ultime secours. Une vie à passer souffrante, une vie entière à tourner en rond.

Cette chose avale tout. Elle vit à l'intérieur de moi.

Si j'avais su le mal que je pourrais causer autour de moi, j'aurais détruit cette chose depuis longtemps. Je l'emmenerai dans ma tombe, le monde sera bien meilleur.



Chanson de l'instant : Dry Kill Logic - Kingdom of the Blind.

I'm not the only one

24 octobre 2006:

Me croyant noyé seul. Me croyant seul au fond du gouffre. Un puits sans fond dans lequel essayer de s'en sortir épuise nos dernières forces. Je n'avais qu'à refléchir une seconde pour trouver une boite d'allumettes dans ma poche.

Je l'ouvris, en sortis une de ces tiges à usage unique et à destin funeste pour accomplir ce dernier. Je regardai tout autour de moi et la chaleur m'envahit. Cette chaleur était humaine, je me trouvais en réalité parmi des tas de corps, inertes ou vivants, qui tout comme moi étaient tombés dans ce gouffre. Le plus marrant est de reconnaître des gens parmi ces corps.

Je l'ai reconnu. Je l'ai reconnu, puis connu. C'est dingue ce qu'une allumette de 17.000.000 de millimètres peut nous faire découvrir sur les gens. Je le cotoie depuis maintenant un an, je ne savais rien de lui, je ne savais même pas qu'il se trouvait depuis tout ce temps juste à coté de moi, dans ce gouffre. L'ironie du sort a même voulu que l'on trébuche, en essayant de remonter, sur la même pierre gravée de ces trois lettres. Mais je ne lui en veux pas à cette petite pierre innocente, elle a faibli, sous notre poids, elle ne pouvait rien y faire. Mais mon ami semble lui reprocher de l'avoir laissé dans ce trou.

Je t'ai trouvé, Tyran. Je vais t'espionner, my f(r)iend. Voir comment tu agis, comment tu te débats, cela me donnera peut-être des idées pour remonter à la surface.

Les pistes. Les pistes sont tout ce qui importe. J'en laisse peut-être trop.


I'm not the only one that walks between the rain, there are many.

Departure

20 octobre 2006:

J'éprouve le désir de partir à l'étranger depuis quelques mois. Partir pour fuir, je ne le cache pas, partir pour refonder une vie que l'on m'a volée. Il est clair et net que si je pars, je laisse tout. Quand je dis tout, ce sont mes biens matériels, mais aussi mes amis, mon peu de famille qu'il me reste (est-ce que d'ailleurs j'en ai déjà eu une de famille ?). Je couperai les ponts avec tout le monde, je ne dirai pas où je vais, car je ne voudrai en aucun cas que l'on me retrouve. Une fois installé, je démarrerai autre chose, une autre vie. Le seul point commun qu'il y aura entre aujourd'hui et demain sera mon nom. Et justement, quel est mon nom ? Combien de personnes, plus ou moins proches connaissent mon prénom ? Ca peut se compter sur les doigts d'une seule main.

Mais j'ai peur d'une chose. Est-ce que le fait que je veuille couper les ponts avec tout le monde, y compris ceux que j'aime ne cacherait pas autre chose ? Je pars pour fuir, mais une fois que la fuite sera enclanchée, que je ne pourrai plus aller en arrière, que j'aurai tout quitté, que je serai arrivé là où je me fixe d'arriver, qu'adviendra-t-il de moi ? En fait j'ai peur que je cache derrière cette envie de fuir, cette envie de refonder une vie, le désir profond d'en finir avec moi-même, dans un endroit où personne ne pourra me venir en aide, et où personne ne le saurait. Mon esprit me manipule depuis ma naissance, j'ai appris à le connaître, mais je ne sais pas ce qu'il peut me cacher dans ces moments.

Oui j'ai envie d'en finir, mais j'aimerais le faire auprès des miens, je me sentirais moins seul. Peut-être que mon esprit, le bon, qui sommeille en moi voudrait que je fuie avant pour ne pas faire souffrir ceux que j'aime.

Avant d'en arriver là, avant que ce ne soit trop tard, pardonnez-moi. Je sais que si je fous le camp demain je n'aurai plus l'occasion de vous le dire. Alors voilà, c'est dit.


To run away from all the pain of life,
To bring my end to an end.
Distance yourself from the pain that covers me
As I reach out for your hand to find there's nothing left for me.

Rester vivant

12 octobre 2006:

"Un poète mort n'écrit plus. D'où l'importance de rester vivant."
3-2-1-1-1

Mercredi soir, un mot résonne dans ma tête. L'importance.. Cette notion, cette idée d'exister pour le besoin primaire, ou secondaire d'un autre. Cela fait trois mois environ que je prends de l'importance. Cela fait trois mois environ que des gens viennent me parler. Des gens plus ou moins proches. Certains que je ne connais absolument pas. C'est un peu tôt pour dire que je n'aime pas cette nouvelle sensation, mais en tous cas j'en ai peur.

Si l'on regarde bien, j'ai toujours vécu dans l'ombre de moi-même. Bien-sûr j'aimais distraire, faire rire, à la fois pour cacher mon vrai visage des autres, mais aussi pour attirer le regard. Pour avoir cette importance aux yeux des gens. J'aime vivre seul, être le seul à penser de moi-même ; j'aime être mon unique interlocuteur, être le seul avec qui je partage mes angoisses. J'ai tenté une nouvelle expérience il y a trois mois. Celle de, peu à peu, m'ouvrir, parler de moi, uniquement de moi. Je ne sais pas trop encore si le premier but est atteint, mais parler de moi m'a donné de l'importance aux yeux des autres.

Du plus loin que je me souvienne, tout mon entourage était très loin de s'imaginer ce qu'il y avait dans ma tête. Même les psys. Je suis quelqu'un qui à la base parle peu mais qui laisse des traces de son malheur un peu partout. Comme un jeu de pistes. Et certaines pistes étaient, pour le moins, assez sinueuses (initiales des mots dans mes chansons, mots d'un texte formant un signe, un dessin..). Personne, à ce jour, n'avait remarqué ces petits bouts de moi, que je m'amusais à laisser derrière mon passage.

Aujourd'hui, des gens viennent me parler. Des gens s'inquiètent pour moi. Je crois même que la première fois qu'on me l'a dit ne date que d'un mois. Je laisse moins de pistes, car justement j'ai un espace de communication (plus ou moins unidirectionnel) pour tout déballer, sans rien cacher derrière des jeux. J'en laisse moins, mais un peu tout de même (mais que vois-je en ce moment ?). Aujourd'hui quelqu'un l'a découverte. Et il est venu à moi. On a discuté pendant une courte heure. Je retiens ses paroles, elles résonnent dans ma tête, je vais essayer de les retenir longtemps. Car je sais qu'au fond il a raison. J'ai même pu sortir quelque chose que j'avais à lui dire depuis six mois. Ca m'a fait un bien fou. Un poids qui se détache de moi (bien que la différence semble misérable devant les tonnes de sacs à détritus dans mon cerveau).

Et.. si cela est si plaisant, alors pourquoi en aurais-je peur ? Je crois que je connais la réponse. Le fait est que je ne veuille pas prendre d'importance, pour pas que les gens s'attachent à moi, et ce à contre-coeur.

Le dernier message

6 octobre 2006:

J'appelle par "dernier message" celui que l'on laisse lorsque l'on veut quitter ce monde, pour en expliquer les raisons. Une longue lettre, adressée souvent à quelqu'un en particulier, à travers laquelle on se confie. A travers laquelle on dit tout. Comme dans les films. Je dis cela, car par expérience, les personnes que j'ai connues et qui se sont donné la mort ne l'ont jamais fait. Mais je me pose la question aujourd'hui, car j'éprouve la nécessité de le faire. Est-ce pour me déculpabiliser, est-ce pour ne pas qu'on me traîte de lâche (bien que je n'en aie strictement rien à foutre) ? Quelle forme devrait-elle prendre ? Est-ce que je ne laisserai la lire qu'à une unique personne ? Est-ce qu'au contraire je devrais la rendre publique, pour faire d'une pierre plusieurs coups et annoncer à tous ce que j'étais vraiment ? C'est ce que je voudrais.

Cette volonté de me supprimer serait-elle née de par ma malédiction ? Celle qui fait que toutes les personnes à mon contact finissent inévitablement par sombrer ? Si j'écris une lettre publique, je le leur dirai. Je leur dirai qu'il ne faut pas se torturer pour savoir ce qu'ils auraient pu faire lorsqu'ils en avaient la capacité. Car personne ne peut rien faire pour moi. Je sais que je suis condamné, et le seul à pouvoir me sauver est moi-même. Par ailleurs, j'aime beaucoup cette idée de globalité. Le fait que tous sauraient le pourquoi. Ils ne seraient pas seuls dans la souffrance de la réflexion. Ils sauront que tous ont le message devant les yeux, et ils pourront le mettre en commun, en discuter.

Dans l'autre cas, celui où le dernier message ne serait adressé qu'à une personne, je sais qui ce serait. Et là c'est ma méchanceté, mon autre moi, celui que je suis redevenu, qui parle. Elle est à la base de tout ce qui m'arrive (ou presque). Je veux qu'elle pleure. Qu'elle se morfonde jusqu'à la fin de ses jours. Que sa vie soit foutue. Elle savait très bien que ce qu'elle faisait engendrerait mon état, elle l'a fait. Par un effet papillon, elle m'a amené à ce que je suis aujourd'hui. Et à mon tour je veux amener la souffrance en elle, et la suivre jusqu'à sa mort. Je veux la détruire. Elle luttera seule pour ne pas accepter ma mort, pour ne pas accepter qu'elle en aura été le commencement, le point de départ.

....
Bon j'arrête ici, ça m'a fait du bien d'écrire ces quelques lignes, faudrait pas que je commence à m'énerver.

Destination

30 septembre 2006:

Vendredi matin. L'enfant était devant son ordinateur, quand son meilleur ami, et frère, lui annonça qu'une soirée allait se produire ce soir-même. Etaient conviés à la base plusieurs amies et cet enfant. Son frère ne pouvait s'y joindre, car il travaillait. L'enfant était donc le seul garçon prévu à cette soirée, où se profilaient diverses conversations autour de sujets très intéressants tels que les mecs et leurs conneries, le sexe, les voyages.. Bref, très belle soirée en perspective pour ce jeune garçon à l'écart du monde et cherchant le plus possible à se faire oublier des gens qu'il aime.

Toute cette journée du vendredi, il se tourmentait. Devait-il y aller ou non ? S'il s'écoutait, ne pensant pas aux autres et à leurs réactions, il devait rester chez lui, et ne pas y penser. Mais il était trop bon pour cela. Trop gentil pour jouer l'égoïste. D'autant plus que les autres appréciaient ce garçon, cet enfant ; d'autant plus qu'il était un bon ami et qu'ils allaient faire des dizaines de kilomètres pour le voir lui-aussi à cette soirée.

Deux heures plus tard, un d'eux parla au jeune enfant via internet et lui demanda s'il était toujours OK pour la soirée. Ce dernier tremblait, ne sachant pas quoi dire pour annoncer qu'il préférait rester au chaud sous la couette, et ne sachant encore moins comment lui dire que s'il ne voulait pas venir, c'était en partie à cause d'eux. Après tout ils n'avaient pas à subir son tourment, ils n'avaient rien fait pour. Ils vivaient seulement. Alors il décida de faire l'autruche. "Je ne sais pas. J'ai pas envie de bouger". Sa réponse était froide. L'autre n'apprécia pas, quitta la conversation, fâché. Et l'enfant le savait. Lui qui ne voulait faire de mal à personne, une fois de plus il en faisait. C'en était trop pour lui. Trop à supporter. Trop de tourments, trop d'épreuves qu'il subissait déjà tous les jours. Il se leva, alla dans la salle de bains, ouvrit le placard de médicaments, prit la boite d'antidépresseurs et en avala une dose. Toujours tremblant, maintenant vacillant, il s'efforça de retourner jusqu'à la pièce principale de son appartement, s'affala sur le canapé, se mit une couverture autour de lui et attendit, devant la télévision. Il attendait que son esprit lâche. Il attendait de se laisser aller, de pouvoir s'endormir.

Vingt-deux heures et quarante-cinq minutes, son ami, son frère, rentra de travail. Voyant l'enfant dans le canapé, tremblant, fiévreux, il s'inquiéta. Pourquoi était-il dans cet état ? Pourquoi ne répondait-il pas aux questions ? Et pourquoi donc était-il ici, alors qu'il était supposé être à quelque centaine de mètres plus loin, à faire la fête ? Il savait que l'enfant n'allait pas bien, qu'il déprimait plus ou moins ces temps-ci, et il savait aussi qu'ils y étaient tous pour quelque chose dans tout ça. Mais de là à le mettre dans cet état ? C'était bizarre. Le voyant tout pâle, il prépara un café au jeune enfant, commença à lui parler, à essayer de le motiver d'aller, avec lui, à la soirée. Cette soirée se déroulait dans un pub, qui faisait office de billard et bowling. Cette soirée ne pourrait que lui changer les idées, se disait-il. Il fallait l'amener là-bas. C'est ce qu'il réussit à faire, au bout de plusieurs dizaines de minutes de négociation.

Minuit. L'enfant et son frère entraient dans le pub. Croyant retrouver quatre amis, la surprise les gagna en voyant en réalité une quinzaine de personnes. Les amis avaient appelé d'autres amis, qui eux-même en avaient appelé d'autres. C'était quelque chose que l'enfant détestait par dessus tout, être au milieu de gens, de trop de gens. Au fur et à mesure son esprit dansait, ses yeux oscillaient, ses nerfs lui jouaient des tours, son visage était pâle et transpirait. Il se sentait mal. Toute la soirée il devait se battre contre lui-même, contre son esprit, pour ne pas croiser le regard des autres. C'était difficile, surtout qu'il ne contrôlait presque plus ses mouvements. Ses bras bougeaient sans le vouloir. Il se sentait partir. Il avait choisi volontairement le siège le plus proche des toilettes, pour y accéder le plus facilement possible. C'est ce qu'il fit deux à trois fois durant cette soirée en Enfer. Les toilettes, ces endroits clos et humides, étaient le seul endroit où il pouvait se laisser aller, où il n'essaierait plus de péniblement contrôler ses mouvements. Ce n'étaient pas des convulsions, mais y ressemblaient. Il se força à vomir pour extraire la clomipramine de son estomac. La descente serait dure et longue, mais il ne voulait pas faire endurer à tous le visage de drogué qu'il avait ce soir-là. En retournant à son siège il demanda avec effort à son ami de le raccompagner à la maison. Il accepta, et sans dire au revoir, ils partirent. En arrivant chez eux, l'enfant s'écroula sur le canapé, toujours tremblant et fiévreux, et réussit à s'endormir.


Samedi matin. Le soleil brutal brûla les yeux de l'enfant et le réveilla. Ce dernier était pas au top de sa forme. Il ne se souvint d'abord pas de la veille, puis tout remonta peu à peu à la surface. Les images étaient violentes, saccadées, glauques. Il était devenu ce qu'il redoutait le plus : son propre passé. Les lendemains de soirées arrosées aux pilules, il s'en souvenait. Et il avait peur de qu'il avait été plus jeune. De ce qu'il était ce matin. Il prit une douche succincte, attrapa ses vêtements, et sans adresser un seul mot à son frère, sortit et prit sa voiture.

Il commença à rouler, ne sachant pas trop où aller. Devait-il s'arrêter en pleine campagne ? En ville ? Et, une fois là-bas comment s'y prendrait-il ? Il n'avait en fait jamais réfléchi à cela. Dans les films c'est toujours plus facile. John prend un marteau frappe violemment sa tempe. Jimmy se jette du haut d'une falaise dans le Colorado. Dylan s'asperge d'essence et se laisse rôtir sur les cuirs brûlants de sa Ford Mustang. Mais en vrai, ici, comment devait-il s'y prendre ? Sur la route, son regard se tourna sur sa droite. Un train allait à vive allure, et le doublait, au loin. L'enfant prit la première sortie vers la droite, et se dirigea vers la gare la plus proche. Il arrêta le moteur, vint auprès d'un vendeur de garde de la SNCF, pour lui demander quand passerait le premier train vers Orléans. "Treize heures vingt-huit, en comptant le retard", lui répondit-il. Ça y est. Il avait un horaire. Dans vingt-huit minutes, il allait enfin connaître ce qu'il avait toujours voulu savoir depuis qu'il avait cinq ans. Mais vingt-huit minutes, c'est très long, quand on attend. Vingt-huit minutes, ça laisse le temps de réfléchir sur pas mal de choses. Et ça laisse le temps à la phobie de s'installer ; ça lui laisse le temps de prendre confortablement son trône, et d'y régner en maîtresse sur son esprit. Saloperie de Thanatophobie. Treize heures et trente minutes, le train démarra de la gare, l'enfant qui l'attendait deux cents mètres plus loin le regarda passer devant lui. Ce n'était pas encore son jour. Il avait encore trop peur.

Il reprit sa voiture, alla déjeuner chez son père, qu'il avait osé oublier pendant ces instants. Ils mangèrent une pizza, puis l'enfant rentra chez lui, et se mit à écrire.

Nejvilsky

26 septembre 2006:

Il est parti aujourd'hui. Je ne saurais pas dire à quelle heure car je ne l'ai pas vu. Comme tu me l'as dit, je l'ai mis dans un endroit sombre pour l'aider à s'endormir, et j'ose espérer qu'il a souffert le moins possible. Nejvilsky Slanski, mon poisson rouge. Ce n'est qu'un poisson rouge, je n'avais pas d'attache particulière à son égard, mais le fait de l'accompagner dans son départ, sans pour autant savoir quoi faire pour l'abréger, et le fait qu'une fois de plus, j'ai dû affronter ma phobie, me terrifient. J'en tremble. Je sais aussi que cette nuit va être le début d'une suite de cauchemars inévitables. Je pleure par appréhension.

Je n'ai pas la force de le mettre dans sa dernière demeure maintenant, je le ferai peut-être demain, si je trouve le courage nécessaire. C'est fou quand-même.. Un simple poisson..

J'arrête ici, je voulais juste extraire ce mal de mes poumons. Maintenant que je suis seul dans la pièce, je peux pleurer et écrire.

Signs

20 septembre 2006:

Elles sont symétriques. De part et d'autre de mon torse, et de mes hanches. Certaines se voient constamment, d'autres se cachent et réapparaissent au soleil, ou au contact de l'eau. Ces délicieuses cicatrices.

J'imagine que c'est ma volonté qui m'a forcé à oublier d'où elles viennent, ou bien les produits absorbés par le passé. Aujourd'hui je ne sais plus du tout leur origine. Est-ce que c'est moi, volontairement, est-ce que c'est extérieur ? Première hypothèse, très probable, car elles se trouvent à des endroits très accessibles. Cependant ce qui me trouble est le fait qu'elles ne représentent aucun signe particulier. Pourtant leur symétrie presque parfaite me dérange.
Seconde hypothèse, cette fois cela remontrait à plus loin. Les aggressions dont j'ai été victime dans ma jeunesse ? Je ne sais pas. Je n'ai pas de souvenir précis de cette période, je sais juste que ça s'est passé. Mais encore, ne serait-ce pas un tour de passe-passe de mon cerveau qui cherche à cacher ce que j'aurais pu faire ?

Peut-on vraiment se fier à notre mémoire profonde ? Enormément de choses sont floues au fur et à mesure que je mûris. C'est pour cela qu'il faut laisser des traces, constamment. La plume et la feuille auraient peut-être été un moyen moins dangereux pour laisser des traces...

Après la tempête

16 septembre 2006:

La colère est partie. Il faudrait que je l'appelle pour l'insulter un dernier coup et lui faire promettre de ne plus m'appeler. Ce qui me fait chier le plus c'est que je vais repasser une semaine à déprimer suite à son appel.

Dormir, j'en ai besoin.. J'espère juste que je vais y arriver, que la sérenité veuille bien m'emporter dans son doux torrent, et m'abandonner aux bras de Morphée.

Profitez de l'instant présent.

Elle m'a appelé...

16 septembre 2006:

Cette pute, elle m'a appelé. Elle a osé.

3 mois que je n'avais pas entendu sa voix. J'avais presque réussi à même oublier ce détail. Sa voix de grosse chienne en chaleur. Le genre de voix qui dit "viens j'écarte les jambes". Grosse conne. Elle m'a appelé pour savoir pourquoi j'étais tant en froid avec ma mère, même "après..". Il y a donc des fuites.

Putain mais ça commence à vraiment me saoûler cette histoire. Et puis "l'autre", son grand amour, ce fils de pute, ce mec qui ne mérite pas d'être sur Terre, qui vient la venger tel un grand prince. La venger ? Ne t'inquiète pas, tu connaîtras ma vengeance. Ma vengeance pour m'avoir tout retiré. Pour m'avoir fait devenir ce que je suis aujourd'hui. Tout vient de toi. TOUT. Ce jour là tu sentiras ce que toi tu m'as fait subir.. Pour des années.

Bon, l'alcool me presse, il est temps pour moi de vomir. Je penserai à vous deux à ce moment de délectation intense. C'est vous que je vais dégueuler. Bande d'excréments putrides, vous ne méritez pas de vivre.

Four is a four-letter word

15 septembre 2006:

Quelque chose dont je n'ai pas encore parlé jusqu'à présent. Les rêves ont tous une signification dit-on. Aussi dit-on que chaque élément d'un rêve doit être analysé. Ainsi depuis ma toute jeunesse, j'essaie (en vain pour le moment) de comprendre un élément récurent de mes rêves : le chiffre 4, associé toujours à la mort. Sur le précédent message j'ai dit avoir donné quatre coups de couteau à cette pauvre pom-pom girl. Ces quatre coups dessinaient au final un 4 sur cette peau blanche.

Autre exemple, d'un rêve que j'ai fait la semaine dernière : j'étais dans une fête foraine, laquelle comprenant une gigantesque grande roue. Je monte dans cette dernière, quand tout d'un coup elle s'emballe, tourne à toute allure, puis s'arrête net lorsque je suis au sommet. Je tourne la tête à ma droite et je vois une fille qui me dit : "c'est là que tu vas mourir" (sympa hein ?). En regardant en bas, je vois plein de cadavres, des gens qui ont sauté, et une marre de sang immense. Je saute à mon tour, et mon dernier regard se pose sur la cabine où j'étais, tentant de percevoir la jeune fille. En levant les yeux, je vois un ENORME 4 tout en métal, scintillant au zénith de la roue.

Un dernier exemple, remontant à très loin. Je devais avoir 4 ans (edit après relecture : tiens tiens, 4 ans.. :p ) lorsque j'ai fait ce rêve. J'étais dans la cour de ma maternelle, je m'amusais seul. J'entends que l'on m'appelle, je me retourne, et je vois une de mes maîtresses d'école croquant dans une sorte d'enveloppe à Babybel en forme de 4. Je ne sais pas pourquoi, mais je commence à paniquer, et je cours vers une forêt. Mais c'est trop tard que je me rends compte que dans cette forêt m'attendait un homme grand avec un chapeau noir..

Combien de fois encore ai-je pu rêver du meurtre de "l'autre", toujours en présence de ces 4...
Jeté quatre fois du haut d'un immeuble à quatre étages,
Tué par quatre requins "dansant" et formant un 4 de par leurs corps,
Me retrouver face à une chose immonde comprenant quatre yeux lumineux dans une pièce close et sombre,
Ou tout simplement me voir en reflet à travers un miroir, non pas une fois, mais quatre...

Ces exemples sont pris comme ça, mais il m'arrive très souvent de rêver de ce 4 mystérieux (environ une ou deux fois par semaine). A ce jour je n'ai jamais réussi à découvrir ce qui se cachait derrière cela. Les seuls éléments que j'ai pour le moment, c'est que ce 4 est en rapport constant avec la mort ou du moins le mal, et ces derniers sont souvent provoqués par un moi-même, à moi-même ou un autre.

Plein d'hypothèses sont générées suivant les esprits des gens.. Une prémonition future et précoce d'un événement se déroulant un 4 du mois ? Aurais-je été traumatisé par toute forme de quatre, physique (dessin du chiffre) ou cardinale ? Un ami a même énoncé l'hypothèse d'une chanson particulière traitant autour du 4, ou une piste 4 d'un CD de musique.. C'est assez fou (surtout que le souvenir le plus loin remonte à 1988), mais c'est une piste plausible comme les autres. En y repensant ensuite, énormément de "pistes 4" me touchent particulièrement. Et parmi elles, toutes les "One" (One de Metallica, 4. de "... and Justice for All" ; Minus One de Mudvayne, 4. de "L.D.50" ; One de Soulfly, 4. de "3") mais aussi plein d'autres que je ne citerai pas exhaustivement, sous peine de transformer ce message en véritable publicité. Quand je faisais partie de mon ancien groupe, j'avais déjà en tête la chanson qui serait en piste 4 de l'éventuel album. Je n'avais aucune idée de ce qui pourrait ouvrir l'album ou le clore, mais j'avais ma piste 4.

Bref... Toujours un 4 dans mon sommeil.. En le voyant, cela change parfois le déroulement de mon rêve. Cela arrive à certaines personnes : elles savent qu'elles sont en plein rêve, et agissent en conséquence. Et bien ça me le fait aussi, mais pas tout le temps. Quand cela se produit, plusieurs oportunités s'offrent. Soit je fais tout pour sauver ma vie car cette dernière se retrouve en danger en présence d'un 4 ; soit au contraire je trépigne d'impatience et souris à l'idée de voir comment je vais mourir, ou comment je vais prendre plaisir à tuer quelqu'un.

Inspiration

14 septembre 2006:

Petit sonnet que j'ai écrit hier après-midi, en l'honneur d'une grande amie qui parfois, me fait défaut. Sans elle je me sens nu, incapable, inutile. J'avais dans l'idée de démarrer une chanson avec comme base le rêve que j'avais fait cette nuit. Rêve dans lequel je m'exhibais avec une pom-pom girl au milieu d'un zoo (le cerveau a parfois des comportements bizarres..). A la fin de celui-ci, j'ai étranglé la fille, je l'ai lacérée de 4 coups de couteau dans le ventre, mais elle ne mourrait pas. Bref... En attendant que mon amie l'Inspiration me revienne, je me suis essayé à ce genre d'écriture qu'est le poème.. En français.



J'ai beau te chercher, encore et toujours,
J'ai beau essayer de croire en ce jour
Que tu viennes à moi, simplement
Comme tu le fis si souvent.

Ma feuille est là, simple insolence,
Ma feuille est blanche, au milieu du silence
Elle ne demande qu'à se gorger de toi,
L'inspiration qui n'est point là.

J'ai souvent attendu, désoeuvré perdu,
Que tu me sois à jamais rendue,
J'ai souvent attendu, rarement tu vins.

Que dire face à ce silence,
Face à cette feuille blanche d'innocence ?
Vas-t'en, vas, tu me reviendras bien.

En vrac...

1 septembre 2006:

Plusieurs jours passés à réfléchir. Des heures de réflexions dans le but de m'aider. Des réflexions pour me dissuader de cette croyance inchangeable. Dure comme fer, elle me ronge depuis ma jeunesse. Elle a apporté cette phobie. La peur de mourir. Thanatophobie, due à mon athéisme.

Je ne crois en rien. Aucune croyance divine, aucune présence spirituelle supérieure. Nous sommes là par évolution. Nous ne devons qu'à nous-mêmes ce que nous sommes devenus. Et sans croyance, il n'y a forcément pas de Paradis, d'Enfer, de vie éternelle. La mort se résume à la déconnexion du cerveau. On reste dans le même état éternellement qu'à l'instant t-1. Voilà ma théorie. Le même état, éternellement. Chacun meurt dans une souffrance. Quelle que soit la forme du départ, le résultat est le même : à l'instant t-1, on souffre. Cela peut-être une douleur croissante, comme la maladie qui nous emporte lentement, ou une douleur instantanée, très puissante, comme une balle dans la tête. Si le cerveau "s'arrête" à cet instant précis, on reste dans cet état, éternellement...

Eternellement. Je ne parle pas d'années, de décénies, de millénaires, à constamment ressentir cette douleur, douleur qui nous a anéantis ; Je parle d'une éternité. C'est cela qui me fait peur. Même le fait de savoir que tous sont passés par ici, y passent encore, et y resteront sans fin, ne me fait rien. A ce moment je suis égoïste. Moi, je le subirai. Que je le décide ou non, je le subirai. Eternellement.


Et.. si mes calculs, convictions intimes, croyances indélébiles étaient fausses ? Si la mort était simplement le repos éternel ? Ou encore, si elle était simplement rien ? Cette dernière hypothèse est tout bonnement impossible à concevoir pour des êtres pensifs tels que nous. Mais.. Si l'on ne ressentait rien ? La douleur instantanée, puis.. rien. Je ne pourrais plus le penser évidemment, mais j'aurais trouvé mon équilibre, et j'en serais satisfait.

Dieu ? Allah ? Buddha ? Et s'il existait finalement cette.. chose divine ? La sanction catholique pour un acte de suicide serait un millénaire enfermé dans l'Enfer, aux prises de Satan. Je trouve la sanction particulièrement forte dans ce cas. Je passe vingt-deux ans à souffrir, moi l'enfant que la vie a oublié. Et si je fais quelque chose pour m'en sortir, pour m'éviter de continuellement souffrir pendant mes soixante années restantes, je me retrouve enfermé dans une pire situation pendant des millénaires. Rien que cette théorie religieuse ne peut qu'être fausse. Ce n'est pas juste.

Je déciderai de ma mort. Je n'ai jamais été libre dans ma vie. Je veux l'être au moins à cet instant. Je le ferai quand je me persuaderai que la mort en vaut la peine. Quand ma Thanatophobie sera révolue. A cet instant t-1, je sourirai. Je déposerai les armes. Je lâcherai ma peine. Je la partagerai entre tous ceux qui tiennent à moi. Elle sera bien plus supportable, divisée entre tous. Et moi je serai libéré. Je serai heureux de mourir. En paix.

Peut-être faudrait-il que j'aille voir un psy, mais dans une optique différente que précédemment. On travaillera sur cette Thanatophobie, et ainsi je pourrai partir tranquille.






Pour ceux qui ne ressentent pas la peine qui me ronge, pour ceux qui ne me comprennent pas ; Je voudrais simplement vous conseiller de vivre, de profiter de l'instant. Car c'est quand on chute que l'on se rend compte de ce que l'on perd. Moi j'ai perdu, parfois de ma faute, parfois cela m'a été imposé. Et je sais ce que j'ai perdu. Je le quantifie. Et je sais très bien que je ne pourrai jamais retrouver cet équilibre que j'avais aupravant, aussi furtif qu'il ne fût.

Nothing remains

1 septembre 2006:

I shout these words
To those who never listened
I pen this letter with the utmost conviction
It's been dark in here
Cold and relentless
It's been too long
I can no longer fight this
Too late to change my mind
Nothing remains
I've silenced the pain

All these years passed
No one heard my true feelings
You continued to act like you knew me
Did you ever stop to think that I'd be able
To look in your eyes and say that I'm stable?
Too late to change my mind
Nothing remains
I've silenced the pain

Don't tell me, that I am taking the easy way out
Don't tell me, that I am taking the easy way out
No!

No underlying message to figure out
What you got from me is what I put out

No one knew a thing about me
Just longing to be accepted
Wait 'til you see what I've become
My lifelessness

Too late to change my mind
Nothing remains
I've silenced the pain

©2005, Chimaira



J'espère un jour, à mon tour, hurler que la douleur s'est dissipée.

Tiens et puis j'en profite aussi pour remercier tous ces artistes, qui m'ont montré comment extérioriser cette souffrance quotidienne, omniprésente. Sans eux, sans la musique, sans mes textes, je pense qu'aujourd'hui je serais resté le même qu'il y a dix ans. Merci à vous, je ne pense pas que vous imaginez à quel point vous nous aidez.

Need me

31 août 2006:

Est-ce que je suis réellement nécessaire à quelqu'un ?

Je veux dire, quand on perd un proche on a toujours une période de souffrance. Et après ? Je pense que chaque personne est nécessaire à une autre, unique. Il n'y a rien de pire dans la vie que de perdre son conjoint. On ne s'en remet jamais. A coté de ça, il y a la famille, les amis. Eux pourront toujours se serrer les coudes entre eux, feront la fête à notre honneur, se souviendront des moments partagés. Mais la vie continue pour eux. Contrairement au premier cas.

Moi je n'ai pas cette attache particulière. Je ne suis nécessaire à quiconque au point de le faire souffrir de mon départ à jamais. Et je ne compte pas avoir cette attache. Je n'y crois plus. Enfin, plus pour moi. Alors, à qui je sers ? A quoi je sers ? Toujours aucun but, aucun rêve. Aujourd'hui je suis juste surchargé de peine. Et aujourd'hui j'ai envie de pouvoir la délaisser. M'enlever ce poids qui me pèse depuis des décennies. Pouvoir m'en aller, me reposer.

Tu m'as dit hier que je devais réaliser ce que j'ai réellement envie, sans me soucier des autres. Si tu savais de quoi tu parlais tu ne me l'aurais pas dit. Est-ce que je dois prendre ton conseil au sérieux, encore une fois ?

Dis-moi à qui je sers vraiment. Parce que moi, je ne tiendrai pas longtemps.

À toi

20 août 2006:

A toi qui ne comprends rien à rien. Toi qui n'a pas su m'écouter, toi qui m'a abandonné, pensant de toutes façons que je reviendrai vers toi,

Sache que non, je ne reviendrai pas. Tu as dépassé les bornes. Tu as osé préféré "la fille que tu n'as jamais eue" plutôt que le fils qui essaie de survivre seul. Tu ne vois même pas que tu me fais de la peine. Tu ne comprends pas que je puisse être faché après tout ça.

Tu es sur ton lit d'hôpital. Je ne réalise que maintenant que c'était peut-être la dernière fois que je te voyais, que je te parlais. En ces dernières paroles, je t'ai dit que je te détestais. Et bien OUI je te déteste. Je te déteste de m'avoir amené jusqu'ici. Je te déteste de m'avoir toujours surprotégé, pour finalement te retourner contre moi. Je sais que tu as toujours voulu être une bonne mère. Mais tu en fais trop, tu en fais toujours trop. Et tu t'attaches trop. Tu t'attaches à elle, qui est une des personnes que je hais de toute mon âme. Elle qui m'a fait tant de mal. Elle qui m'a totalement détruit. Et tu la préfères à moi.

Pour tout ça, non je ne pense pas que tu mérites que je vienne te voir. Tu ne mérites pas mon soutien. Tu ne mérites pas que je te mente, et te dire que je t'aime, pour que tu puisse partir en paix. Si tu pars, ce sera sans moi. Sans mon soutien, sans mon aide. Tu as abandonné ton fils, je t'abandonne à mon tour.


Je sais que je regretterai un jour ces paroles, blessantes, insultantes. Et honnêtement je ne pensais pas pouvoir penser cela de toi. Mais je n'ai plus besoin de toi. Je suis égoïste, et alors ? J'essaie de survivre depuis des mois. Je ne sais pas encore, étant sans aide, si je suis en bonne voie. Mais j'essaie. Et aujourd'hui toi tu ne m'aides pas. Je tourne ma veste, je te dis Adieu. Pars tranquille, je ne te suivrai pas. Pas encore.

Lump in a throat

22 juillet 2006:

1h30 du matin. Crise d'angoisse. La première depuis une semaine. Depuis les larmes ne s'arrêtent pas. La raison en est simple.

Pendant cette période, j'ai appris à survivre. J'apprenais à oublier. Et je pense que j'étais en bonne voie. Mais ce soir ça ne va plus. Ma gorge s'est nouée, devenue totalement sèche. J'ai commencé à trembler. Impossible de me contrôler. Les crises d'angoisse, je commence à en être habitué. D'abord je m'allonge par terre, en attendant l'explosion. Je la laisse m'envahir. Et je mets à pleurer, très brièvement. C'est sûrement la peur de ce qui va arriver.

Les tremblements se transforment rapidement en convulsions. Et là je ne peux plus rien faire.

Le temps que je réagisse, je ne vois déjà plus rien. Tout est blanc, scintillant. Je fais tous les efforts nécessaires pour me taire. Pour ne pas que les autres entendent. Je dois rester silencieux. Souffrir en silence. Rien que l'effort de ne pas hurler me pompe toute mon énergie. Alors je me mords. Alors j'attends.

Cela peut durer cinq minutes, parfois des heures entières. Mais jamais personne ne me verra. J'aurais vraiment trop honte.

Lorsque la vue me revient, mes yeux s'humidifient, et là je sanglotte pendant des heures.


Cette crise, de ce soir, n'a duré pas trop longtemps. J'ai accroché ma basse, j'ai allumé une cigarette, et j'ai commencé à slapper. Je me suis servi une bierre, revenu devant mon PC. Déconnecté. Couché.

Thanatos

12 juillet 2006:

J'en arrive à me demander pourquoi je suis ici.
J'en arrive même à détester mes parents de m'avoir fait.

La vie est vraiment difficile. Je n'ai aucun but. Je ne vis pas, je survis.

Malgré cela, j'ai trop peur de la mort pour l'affronter maintenant. Thanatophobie. Encore un syndrome qui s'ajoute à la liste mais celui-ci heureusement me sauve. Enfin, heureusement, ça dépend du point de vue.

Je suis dégouté de la société,
Dégouté de l'éducation,
Dégouté de mon passé,
Dégouté de moi,
Dégouté de l'amour,
Dégouté de l'espoir,
Dégouté de l'échec.

J'aimerais mourir. Sincèrement. Si je survis, ce n'est même pas pour mes proches. Je survis et je souffre car j'ai peur de ce qui peut m'attendre après le passage. J'en ai peur depuis que je suis tout gosse.

Encore, avant, je pouvais m'accrocher derrière des espoirs. Aujourd'hui, le dernier m'a laché. Je suis totalement mutilé de l'intérieur. Je me mutile. Tout me mutile. J'aimerais de l'aide. Seul je n'y arriverai jamais, c'est certain.

L'autre

22 mai 2006:

Meurs dans d'atroces souffrances ; c'est tout le bonheur que je t'espère.

Tu as détruit mes études.
Tu as détruit mon humilité.
Tu as détruit mes sentiments.
Tu as détruit mon amour-propre.
Tu as détruit toute confiance en moi.
Tu as détruit toute confiance envers les autres.

Demain, je te tuerai.
Ainsi, tu auras réussi,
Ainsi, tu auras détruit ma vie.

Fate

20 juin 2006:

Qu'est-ce qui fait que j'en sois venu là ? Une suite d'événements qui petit à petit m'ont poussé à cela. Ces événements en eux-mêmes sont tout à fait négligeables, pourtant leur enchainement m'ont amené là où je suis maintenant. Quand je repense à tout ça, je me dis que c'est quand-même incroyable. Il aurait suffit que d'un simple changement, minime, pour tout modifier. Je repense à tous ces choix maintenant. Que serait ma vie actuellement si, à un moment donné, j'avais pris l'autre direction ? Tant de choses ne se seraient pas produites, et peut-être aujourd'hui je serais heureux.


Est-ce le fruit de cette force surnaturelle, que certains s'amusent à nommer le Destin ? Mon esprit mathématique me force à me dire que non. La solution des scientifiques, plus facile à concevoir pour moi, est que la vie est faite de ce tas d'opportunités que l'on peut puiser à tout moment. Tout but que l'on se donne peut être atteint, en choisissant la bonne réponse au bon moment, sur un dilemme qui de premier abord n'a rien à voir avec l'objectif. Je préfère croire à cela, car je reste maître de moi-même. Maître de mes choix, de mes déceptions. Je les assume plus facilement ainsi.


Il faut alors que je m'en serve à bon escient. Si tout but peut être atteint, il faut donc que je prenne d'autres directions. Des buts, il y en a. Il y en aura toujours. Pour les trouver je dois donc laisser aller mes choix, sans pour autant espérer les trouver ailleurs. Mais c'est bien là le plus dur. Comment les trouver en ne les cherchant point, en n'espérant point ? Est-ce que seul le Destin peut m'y mener ? Solution de facilité je répondrais.

Hopeless (l'espoir fait vivre)

7 juillet 2006:

C'est un espoir vain. Sans avenir, impossible.

Trois mois que ça dure. Trois mois c'est court, mais pourtant trop. Trois mois que je souffre, plus ou moins en silence. Cet espoir me tue petit à petit. Pourtant..

Pourtant je l'aime cet espoir. En effet je m'y accroche, et aujourd'hui c'est le seul qui me maintient en vie. Bien-sûr je tiens à d'autres choses, d'autres gens, et bien-sûr j'ai d'autres buts. Mais.. je serais prêt à tout foutre en l'air pour réaliser celui-là. Pour qu'il devienne vrai. Tout est futile à coté. Rien ne compte autant.

Moi

12 juillet 2006:

Comme promis, voici une présentation, assez exhaustive je dois l'avouer, de moi-même.

Je m'appelle Jeff, j'ai 22 ans (ou 23, je n'ai jamais su mon âge). Après réflexion oui, 22. Je suis de nationalité française, d'origine française (savoyarde). J'ai toujours vécu dans la région parisienne, dans des bleds paumés du grand Nord de la Beauce. En ce moment mon point d'ancrage est La Norville, à l'extrémité d'Arpajon (91). J'ai suivi une formation d'informatique, précisément un BTS Informatique de Gestion, que j'ai finalement abandonné pendant les épreuves il y a deux mois. Peut-être que je reprendrai en candidat libre dans les 5 ans à venir (période pendant laquelle je peux conserver mes résultats aux épreuves passées), peut-être que je ne reprendrai jamais.

Je vis en co-location avec mon meilleur ami, mon frère, à qui je dois beaucoup à ce jour, et qui me sert d'exemple dans la vie de tous les jours. Concernant mes parents, peu de choses à dire.. Ils ont divorcé lorsque j'avais 6 ans, j'ai donc été pendant longtemps le seul gamin de la bourgade à être sans parent"s". J'ai été pointé du doigt par bon nombre de camarades, mais aussi par bon nombre de grandes personnes pour cela. C'est con mais c'est comme ça à la campagne. Je n'irai jamais jusqu'à dire que j'en veux à mes parents d'avoir divorcé - encore heureux pour mon père - mais c'est toujours un souci de plus pour un gosse déjà trop différent.

Différent, je le suis. Du moins je l'étais. Pour résumer, parce que je n'ai pas vraiment envie d'en parler, du moins pour le moment, j'ai longtemps été quelqu'un de menu, petit, et bougrement en avance pour son âge, au niveau intellectuel. Et on peut dire ce que l'on veut, mais connaître les tables de multiplications en troisième année de maternelle, ce n'est pas facile à vivre. Différent donc mal aimé, détesté pour certains au point de ne trouver aucun autre moyen pour l'exprimer que par ses poings ; mais différent, donc aimé aussi, adulé par mes plus proches, et chouchouté par d'autres moins proches.

Autre signe particulier à noter : ce mal profond et extrèmement douloureux qui m'empêche de m'exprimer, qui m'empêche de demander à l'aide, qui m'empêche d'être touché. Ces deux symptômes sont souvent liés chez les enfants, et des noms leur sont donnés. Moi j'appelle cela un démon. Un démon qui me bouffe de l'intérieur, et qui se nourrit de mes peines, de mes larmes. Quelque chose contre qui je n'ai jamais su lutter, mais que j'ai appris petit à petit à accepter, et à vivre avec. Et depuis je vais un peu mieux.

Pour répondre à la question con : des psys, j'en ai eus. Mais très rapidement cela se finit en échec, me retrouvant, je l'ai dit, dans l'incapacité de me confier. Et encore ces psys m'ont été imposés, car je suis totalement incapable d'en contacter, au même titre que je suis incapable d'appeler un médecin lorsque j'ai mal au ventre, incapable d'aller vers de nouvelles rencontres, mais aussi incapable d'appeler ma propre famille pour passer un bonjour..

Mais qu'est-ce que je fais de ma vie bordel ? Et bien c'est très simple, j'ai deux passions : la musique, et les jeux-video. J'adore découvrir de nouveaux artistes musicaux, en particulier dans le domaine du métal (et encore plus particulièrement le MetalCore, un genre propice à la controverse car trop hybride, je détaillerai plus tard), et j'ai fait parti pendant 4 ans d'un groupe de musique, dont les productions étaient assez inclassables. Tantôt du Rock, tantôt du Blues, tantôt NéoMétal voire même RapMétal. J'avais dans celui-ci la position de chanteur-auteur, ce que l'on appelle communément le "leader" (bien que fondamentalement je n'en suis pas du tout un). Le groupe a splitté en 2004 pour des raisons de motivation, et plus profondément mais jamais abordées, des raisons de discordance relative à notre style de musique. J'aurais voulu quelque chose de plus Metal, plus rapide. Aujourd'hui je continue à écrire des textes (non je n'en publierai pas ici, je les garde pour moi et mes proches), je compose aussi parfois, et ce que je désire le plus à ce jour est de reformer un groupe, ou d'en intégrer un, dans le domaine Métal. Ce domaine est vaste mais je suis prêt à accepter n'importe quoi du moment que ce ne soit pas trop Electro. Je suis auteur-interprète, mais je peux aussi arborer le rôle de bassiste. Ca c'était pour l'annonce subliminale. ^^

Concernant les jeux-video, je suis adepte de la compétition en ligne. J'ai joué pendant deux ans à WoW (World of Warcraft) depuis la presque-première bêta américaine (pour les connaisseurs, la classe de chasseur n'était qu'un concept, même pas en développement), pour arriver dans une guilde axée "PvE VHL" (comprenez "à la pointe du défi constant proposé par les créateurs du jeu") sur un serveur de merde, nommé Ner'Zhul. C'est dans cette guilde que j'ai rencontré quelques personnes qui sûrement auront changé le cours de ma vie. J'ai joué aussi pendant longtemps et plus ou moins intensivement à Warcraft3 (ou j'étais de niveau que je qualifierais de satisfaisant : pour les connaisseurs, 455e européen sur le classement "Chacun pour soi", ou "FFA" avec un niveau 27), et à Unreal Tournament, jeu pour lequel je m'étais à l'époque payé ma connexion internet, les bots en godlike ne me résistant plus.

Après ce précédent pavé "jeux-video" où je montre ma "roxxitude" (c'est de l'auto-dérision, ne bondissez pas au plafond ! ), je finirai simplement en rappelant que ce blog va être très personnel, bien loin des "foto d moa en mo2 kaskete, moa ac 2 chosset different mdr, lash té komz", et déjà par cet article beaucoup seront déjà lassés de me lire. Je ne sais pas encore ce que je vais mettre par la suite, insérer un de mes textes tout de suite, ou bien continuer à parler de moi encore un peu, mais en tous cas, c'est fini pour ce soir.

Merci en tous cas d'avoir lu jusqu'ici, même si vous ne reviendrez jamais ; cela me fait déjà plaisir que des gens me connaissent un tantinet (quoique vous en savez sur moi déjà bien plus que ceux qui me cotoient quotidiennement).

Bonne journée (soirée) à vous, et profitez de l'instant.

Tout a un début

12 juillet 2006:

Et bien voilà. Me voici aspiré dans les méandres infernales du Weblog, communément appelé "blogs". Celui-ci est mon tout premier, et par conséquent ce que vous lisez est mon tout premier article sur un blog.

Alors pourquoi un blog ?

La réponse est simple, car elle correspond à l'utilité d'un blog tout à fait normal : faire partager ses idées. Une différence, majeure pour moi, mineure pour vous qui passez ici par hasard, est qu'il n'est connu par aucun de mes proches (ou très peu). En effet dans ce blog (c'est un peu lourd de répéter sans cesse "ce blog" >_< ) je vais poster les textes que j'écris sur papier ou sur ce bon vieux bloc-notes de Windows, par coup de tête bien souvent, et toujours d'une traite. Les idées sont donc en grande majorité non ordonnées, brutes, parfois brutales. L'écriture est pour moi, jusqu'à ce jour, la seule manière que j'ai trouvée pour exorciser mes démons. C'est pour cela que je n'ai mis personne au courant de ces futures publications, de peur de heurter la sensibilité de ceux qui me connaissent. Je suis dans une période noire, sombre, dans laquelle je m'enfonce malgré moi, et de laquelle seul le temps pourra me sortir. En attendant j'écris. Ce que j'attends de cette publication est simplement des commentaires (je n'aurais jamais imaginé que je puisse sortir cette phrase un jour, mais lash té komz!), des conseils ; ou même au contraire des paroles rabaissantes (sé tro naz ton blog!), voire des injures. Comme le dit un de mes artistes préférés (pour ses textes), "Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort".

Dernière petite chose : mes textes seront écrits en italique. Mes écrits destinés à être publiés, mes articles que l'ont pourrait décrire comme "normaux", ou simples vagues idées, seront en texte brut, sans artifice. En parlant d'artifice, je n'ai aucun site web, et comme je l'ai dit, ceci est mon premier blog, donc il peut paraître brouillon, moche, sans couleurs dans les textes, etc.. C'est une chose involontaire (je n'ai aucune expérience dans ce domaine) mais que j'assume puisque justement j'aimerais garder cet aspect brut. En contrepartie, j'espère me rattrapper par une orthographe quasi-parfaite, chose qui est assez rare (bien que de plus en plus abondante, à mon grand plaisir) dans cette gigantesque forme de partage et de communication informatiques (traduisez "blog" -_- ).

Voilà j'ai fait le tour en ce qui concerne la présentation de ce blog (>_<"), dans le prochain article (youhou !!) je me décrirai. Tout ce que vous voulez savoir sur moi, pour mieux appréhender et mieux comprendre les prochains articles.

Je finirai par signaler que je ne promets pas une mise à jour régulière (peut-être même loin de là, mais on ne sait jamais), et que les textes présentés sont à caractère sombre, voire suicidaire. Je sais que ce ne sera pas le premier (et que pour le moment je n'ai pas de textes vraiment choquants à publier) mais je préfère prévenir.

Bonne lecture, lash té komz.