Shokaah goes to worklyhood

13 janvier 2007:

Le monde peine à s'éveiller. Dehors flotte la sombre inconnue qui repousse les attaques vaines de l'astre de vie. Il est encore trop tôt pour savoir de quoi va se remplir cette journée de repos des âmes. Pour moi pourtant, les heures sont déjà minutieusement calculées, écrites. Une routine démarre, plus rapidement que je ne l'eus pensé. Toutes les nuits je prends ce train qui m'emmène au travers du noir ambiant. J'aurai encore une heure de marche avant d'arriver enfin à ma destination inéluctable. Là-bas je serai seul, là-bas je serai vivant. J'écrirai mes propres lignes sur la route vierge, en ayant les étoiles comme seules admiratrices. La journée sourit à ceux qui se lèvent tôt dit-on. J'essaierai de m'en souvenir pour que le pénible devienne lieu de méditation intérieure.




Mon organisme a l'air d'apprécier cette pillule, mais est-ce parce que je ressens son effet immédiat ? Quelle donc sera la chute, l'effet second que tant craignent ? Je m'en fous, car pour le moment je suis dans mon train. Pour le moment je ne pense qu'au salaire que je recevrai, afin de continuer à survivre. Il y a forcément un but. Je ne peux pas être qu'une erreur de frappe que le destin essaie d'effacer. J'ai envie de me sentir fort pour la première fois depuis si longtemps. Mais les coups ont trop souillé mon corps devenu fébrile. Je ne m'en tiendrai qu'à l'envie.