26 août 2007:
Une journée de plus commence. Une journée comme les autres. Le ciel se tache de ces couleurs annonçant le crépuscule, et moi je me lamente. Je ne sais toujours pas ce que je suis vraiment. Je ne sais toujours pas ce que je pourrais faire de moi. Je ne sais pas ce que je pourrais faire pour me sortir de cette merde. Par contre je sais très bien ce que je pourrais faire pour tout arrêter. Et plus j'y pense, maintenant que j'aurais trouvé une mort possible sans trop de douleur pour mon éternité d'agonie, je me rends compte que des personnes tiennent à moi et ne veulent pas que je parte.
J'en ai marre de ne rien comprendre aux sentiments des gens. Pourquoi pour moi personne ne compte autant ? Pourquoi je n'ai personne pour qui je tuerais ? Pourquoi je n'ai aucune putain d'accroche qui me ferait dire "Je survivrai pour elle" ?
J'ai l'impression que ces rares personnes veulent en fait me faire souffrir. Me laisser dans la souffrance. Faire que mon agonie dure et reste. Devrais-je attendre longtemps pour satisfaire leur plaisir égoïste de me voir souffrir et de m'avoir à leurs cotés ? Je n'y comprends rien. Je n'y ai jamais rien compris, et je n'y comprendrai probablement jamais rien. Alors je reste quand même, en espérant que ces âmes ne soient pas si mauvaises et qu'elles pensent vraiment que je m'en sortirai, que je ne souffrirai plus.
Ne serait-ce pas possible plutôt d'accepter mon voyage ? De se dire que, voilà, j'ai mis fin à mes jours simplement parce que je n'en pouvais plus ? Que je voulais simplement que cette douleur et ce mal-être profond s'en aille ? N'ai-je pas droit à mon plaisir égoïste moi aussi ? Ne pouvez-vous pas me laisser partir ?
Ne pleurez pas le fait que je vous laisse. Dites-vous que je ne souffrirai plus, au moins. Que j'aurai, à ma façon, gagné ma bataille.