20 août 2006:
A toi qui ne comprends rien à rien. Toi qui n'a pas su m'écouter, toi qui m'a abandonné, pensant de toutes façons que je reviendrai vers toi,
Sache que non, je ne reviendrai pas. Tu as dépassé les bornes. Tu as osé préféré "la fille que tu n'as jamais eue" plutôt que le fils qui essaie de survivre seul. Tu ne vois même pas que tu me fais de la peine. Tu ne comprends pas que je puisse être faché après tout ça.
Tu es sur ton lit d'hôpital. Je ne réalise que maintenant que c'était peut-être la dernière fois que je te voyais, que je te parlais. En ces dernières paroles, je t'ai dit que je te détestais. Et bien OUI je te déteste. Je te déteste de m'avoir amené jusqu'ici. Je te déteste de m'avoir toujours surprotégé, pour finalement te retourner contre moi. Je sais que tu as toujours voulu être une bonne mère. Mais tu en fais trop, tu en fais toujours trop. Et tu t'attaches trop. Tu t'attaches à elle, qui est une des personnes que je hais de toute mon âme. Elle qui m'a fait tant de mal. Elle qui m'a totalement détruit. Et tu la préfères à moi.
Pour tout ça, non je ne pense pas que tu mérites que je vienne te voir. Tu ne mérites pas mon soutien. Tu ne mérites pas que je te mente, et te dire que je t'aime, pour que tu puisse partir en paix. Si tu pars, ce sera sans moi. Sans mon soutien, sans mon aide. Tu as abandonné ton fils, je t'abandonne à mon tour.
Je sais que je regretterai un jour ces paroles, blessantes, insultantes. Et honnêtement je ne pensais pas pouvoir penser cela de toi. Mais je n'ai plus besoin de toi. Je suis égoïste, et alors ? J'essaie de survivre depuis des mois. Je ne sais pas encore, étant sans aide, si je suis en bonne voie. Mais j'essaie. Et aujourd'hui toi tu ne m'aides pas. Je tourne ma veste, je te dis Adieu. Pars tranquille, je ne te suivrai pas. Pas encore.