22 juillet 2006:
1h30 du matin. Crise d'angoisse. La première depuis une semaine. Depuis les larmes ne s'arrêtent pas. La raison en est simple.
Pendant cette période, j'ai appris à survivre. J'apprenais à oublier. Et je pense que j'étais en bonne voie. Mais ce soir ça ne va plus. Ma gorge s'est nouée, devenue totalement sèche. J'ai commencé à trembler. Impossible de me contrôler. Les crises d'angoisse, je commence à en être habitué. D'abord je m'allonge par terre, en attendant l'explosion. Je la laisse m'envahir. Et je mets à pleurer, très brièvement. C'est sûrement la peur de ce qui va arriver.
Les tremblements se transforment rapidement en convulsions. Et là je ne peux plus rien faire.
Le temps que je réagisse, je ne vois déjà plus rien. Tout est blanc, scintillant. Je fais tous les efforts nécessaires pour me taire. Pour ne pas que les autres entendent. Je dois rester silencieux. Souffrir en silence. Rien que l'effort de ne pas hurler me pompe toute mon énergie. Alors je me mords. Alors j'attends.
Cela peut durer cinq minutes, parfois des heures entières. Mais jamais personne ne me verra. J'aurais vraiment trop honte.
Lorsque la vue me revient, mes yeux s'humidifient, et là je sanglotte pendant des heures.
Cette crise, de ce soir, n'a duré pas trop longtemps. J'ai accroché ma basse, j'ai allumé une cigarette, et j'ai commencé à slapper. Je me suis servi une bierre, revenu devant mon PC. Déconnecté. Couché.