Ce n'était pas un cas isolé...

23 octobre 2007:

On devient en premier lieu exubérant. De notre bouche sortent des tas de vérités, de sentiments très proches, ainsi que certaines raisons. Puis commencent les mensonges. Jetés à travers la pièce, sonnant tels des débris de verre sur lesquels nos pieds se posent délicatement. Les mensonges sont emportés par la colère. Colère qui se dilue de manière trop abondante dans les veines. Elle guide nos mouvements, nous fait faire des efforts parfois inutiles, parfois irréfléchis, mais dans tous les cas violents. Ils sont là pour détruire. Car il faut détruire. C'est notre cerveau qui l'ordonne, car il sait que l'on a voulu le détruire lui aussi. Une sorte de vengeance ?

Un dernier saut dans le temps nous amène à quelques secondes plus tard... On est à terre, les premiers rejets sortent. On se relève péniblement, machinalement, tremblant. Un moment de lucidité nous fait prendre conscience de la douleur de notre état. Et l'on retombe, face la première. Les convulsions prennent le relai, la vision se trouble laissant dans notre esprit cette empreinte, si floue et pourtant si claire. La dernière vision d'une vie inutile, une de plus.

La souffrance n'était pas qu'une histoire de dosage. Elle est bien réelle et inéluctable. Est-ce que l'on souffre aussi après ? Est-ce que la douleur s'arrête lorsque le cerveau se meurt ?