Dear Drink

26 juin 2007:

Au début ça va. Cela procure un frisson. Pas intense, pas grandiose, mais juste assez pour donner la satisfaction que j'attends. Cette odeur, ce goût. Si pur, si violent.
Du sang, énormément de sang... Je me baigne dedans.

Puis vient le moment où je ressens une forme de honte. De mea culpa. Je ressens le besoin de parler. De poser, ô diable enfin, ce bouclier que j'arbore constamment. Alors là c'est à la fortune de décider pour moi. Soit quelqu'un qui sait ce que j'éprouve ; soit quelqu'un en qui j'ai envie de donner une confiance instantanée, à qui je ne parlerai probablement plus jamais ; soit à une simple feuille de papier. Elle, ne me trahit jamais.
Ma seule amour. L'unique en qui je vis, pour qui je vis.

Je bois pour oublier. Pour oublier les conneries que je peux faire certains soirs. Les conneries que je fais pour oublier.

Cette force est-elle réelle ?